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 Gabrielle O'Dalaigh ∞ présentation

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Invité



MessageSujet: Gabrielle O'Dalaigh ∞ présentation   Dim 26 Avr - 11:32



Gabrielle Lorelei O'Dalaigh
AJ Cook - Libre comme l'air

   
Je m'appelle Gabrielle O'Dalaigh mais bien souvent on me surnomme Gaby ou Gab'z. Je suis né(e) le 22 juillet 1982 à Wicklow, et donc j'ai 33 ans. Il se trouve que je suis Irlandaise pure souche puisque ma famille est irlandaise également. J'exerce le métier d' infirmière à la prison. Côté coeur je suis attiré par les hommes normalement mais il y a aussi un "elle", la seule et unique. et Séparée, amoureuse et perdue.

   
Un esprit sain dans un corps sain?
CARACTERE

Acceuillante ∞ Aimante ∞ Amusante ∞ Apaisante ∞ Attentionnée ∞ Authoritaire ∞ Bienveillante ∞ Bornée ∞ Charismatique ∞ Confiente ∞ Cultivée ∞ Curieuse ∞ Délicate ∞ Dévouée ∞ Digne ∞ Directe ∞ Distinguée ∞ Douce ∞ Emotive ∞ Enigmatique (au boulot) ∞ Féminine ∞ Ferme ∞ Franche ∞ Impatiente ∞ Impliquée ∞ Indépendante ∞ Jalouse ∞ Joueuse ∞ Malicieuse ∞ Modeste ∞ Ouverte ∞ Optimiste ∞ Pacifique ∞ Passionnée ∞ Persévérante ∞ Protectrice ∞ Prudente ∞ Rêveuse ∞ Sécurisante ∞  Sensible ∞ Spontanée ∞ Taquinne ∞ Tendre ∞ Têtue ∞ Tolérante ∞ ... Vraie.

ABOUT ME

Je suis fille unique, née ici même au coeur d'une famille aimante et fière de ses racines ∞ J'ai été éduquée en petite princesse mis toujours dans le perpétuel soucis des autres ∞ Ma mère a passé des heures avec moi dans le jardin à regarder les escargots avancer lentement sur la terrasse après les jours de pluie, les colonies de fourmis ou les oiseaux tout là-haut dans les arbres. Elle avait l'art de toujours trouver une histoire poétique à me raconter en même temps ∞ J'ai toujours été assez bonne classe bien que souvent trop bavarde ∞ Je sais que je veux devenir infirmière depuis l'âge de 14 ans ∞ J'ai pour ce faire, dû apprendre à accepter la vue du sang ∞ J'ai appris à conduire une moto avec mon premier petit ami à l'âge de 16 ans ∞ Cela n'a jamais plu à mon père, effrayé qu'il m'arrive un accident ∞ J'ai toujours adoré les m&m's et les skittles. J'en ai toujours dans mon sac, à l'infirmerie et chez moi ∞ J'ai rencontré le père de mon fils, Aaron, à 19 ans lors d'une fête estudiantine rassemblant les premières années des professions d'aides et d'urgence. ∞ Il est aujourd'hui pompier lieutenant de la patrouille de la ville ∞ Nous nous sommes toujours aimé, il était mon meilleur ami, mon frère et mon amant ∞ J'avais 26 ans lorsque j'ai accouché de notre fils Nathan ∞ Nous sommes aujourd'hui séparés depuis un peu plus de 2 ans. Nous avons traversé une rude période; passionnée mais trouble. Il a suffit qu'il lève la main sur moi, une seule fois pour que tout soit terminé : lui effrayé de son geste et moi m'étant toujours promise que si ce genre de chose arrivait, je ne pourrais continuer; nous nous sommes éloignés d'un commun accord ∞ S'en ait suivie une séparation plus officielle ∞ Aaron a la garde majoritaire de Nathan depuis que je travaille à la prison à des fins de stabilité pour notre fils ∞ Ce n'est pas toujours facile pour moi mais je le comprends ∞ Lorsqu'il sera plus grand, les choses pourront être différente ∞ Aaron et moi avons gardé un lien assez fort et une présence dans la vie de chacun, non seulement pour notre fils mais parce que quelque part, il nous est impossible de complètement vivre l'un sans l'autre. ∞ Une étrange situation familiale à laquelle vient s'ajouter Jules ∞ Jules que j'aime, qui vient de sortir de prison et avec qui j'ai entretenu une relation interdite jusqu'ici ∞ J'ai peur de l'avenir, de la réaction d'Aaron, de celle Jules et de la manière de lui annoncer tout ça, comme le fait que je sois maman ... ∞ Sinon je suis une adepte de jogging et de pilates ∞ je mange peu de viande ∞ adore les milkshake et les frites ∞ Je lis beaucoup ∞ Je suis croyante mais peu pratiquante ∞ la série F.R.I.E.N.D.S est ma bible ∞ J'aime profondément mon métier à la prison que j'exerce depuis deux ans (après avoir travailler en service d'urgence à l'hopital de la ville) ∞ Je sais que je ne suis pas uniquement là pour réparer les bobos mais je porte également de temps à autre la casquette de psy ou du moins de confidente ∞ Je ne compte pas quitter cet endroit de si tôt ...

Que pensez vous de la ville? Et plus largement, de l'Irlande? Je suis fière de mes racines, de mon pays et de ma ville. Plus jeune, j'aurais beaucoup aimé voyager, voir le monde. Cela ne s'est pas fait mais j'ai appris à profondément aimé là où je vis et d'où je viens, au point de vouloir m'y investir sincèrement. Je suis de ceux qui croient en cette ville et s'acharne à la rendre meilleure, plus belle et conviviale.

   Avez vous déjà commis un délit ou crime ? Avez vous déjà été victime d'un délit ou crime ? Je n'ai jamais été condamnée à autre chose que des tickets pour excès de vitesse au volant. C'est mon point noir. Pour ce qui est du côté des victimes, il m'est arrivé un accident, il y a un an à l'infirmerie : un détenu en colère et aveuglé par un désir illusoire de s'évader, m'a enfoncé un couteau dérobé dans le flanc. J'ai perdu pas mal de sang mais rien de vital n'a été touché. Après une semaine de repos, j'ai aussitôt repris mon poste. C'est un peu comme une chute à cheval : si on ne se remets pas en scelle rapidement, on risque de ne jamais plus le faire.

   Le Maire Blackstone a imposé une nouvelle politique concernant la réinsertion de détenus, ça vous inspire quoi, vous? J'y suis favorable ! Je suis fière que Wicklow puisse faire figure d'exemple à ce sujet. J'ai toujours été partisane des secondes chances et tendre la main ne peut être que plus bénéfique que de fermer les portes ...

   Vous sentez vous en sécurité dans la ville? Oui. Je refuse de rentrer dans le jeu de certaines personnes ou de certains politiques qui pourraient aisément tétaniser une population dans la peur. La peur est paralysante, régressante et favorisante de violence. Ce n'est pas toujours facile, mais il est possible de la combattre.

   Est ce que vous voterez pour Richard Blackstone aux prochaines élections municipales? Probablement. Il est rare qu'un homme politique prenne une aussi grosse décision humaine en évaluant les répercutions à longs termes et non seulement à court terme. C'est courageux et altruiste. Du moins il me semble. Nous verrons ce que l'avenir nous réserve.


   
De l'autre côté de l'écran je suis une fille / un garçon d' une vaigntaine de printemps ans et j'ai découvert le forum sur Bazzart. J'ai choisi d'incarner Andrea Joy Cook et c'est un scénario / personnage inventé. Le groupe que je souhaite rejoindre est le Libre comme l'air. Le code du règlement est I Breath again et pour terminer .

   
(c) code by kusumitagraph' | lorelei sebasto cha
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MessageSujet: Re: Gabrielle O'Dalaigh ∞ présentation   Dim 26 Avr - 11:32


Petite citation de ton goût

   
- Recommandation de lecture : histoire à mettre en parallèle avec celle de Jules pour une totale appréciation du tout ;) -

PROLOGUE

" You're begging me to go
Then making me stay
Why do you hurt me so bad
It would help me to know
Do I stand in your way
Or am I the best thing you've had
"

Le soleil se couche et la porte de ton bureau est fermée jusqu'à demain. La petite radio de l'infirmerie grésille un peu. Un air de Pat Benatar résonne dans tes oreilles. Tu as toujours beaucoup aimé cette chanson. Aujourd'hui, elle te parle différemment. Tu penses à elle. Dehors. Tout te parle d'elle, te l'évoque, te la rappelle. Jules. Ton regard n'a eu de cesse de la chercher dans ce lieu si peuplé qu'est devenu le tien. Mais elle n'y est plus et tu le sais. Quelque part et égoïstement, tu le regretterais presque. Honte à toi. Mais te l'imaginer libre te fais malgré tout sourire.

Tu rappelles de ces instants où elle te partageait ses désirs, ses souvenirs, ses envies. Tu te rappelles de sa furieuse envie de danser à nouveau, de libérer son corps autant que son esprit. Elle t'avait promis. Promis de te montrer un jour. Et même de t'apprendre. Tu avais rigolé car tu ne savais pas danser. Elle avait insisté et ce jour là, elle avait posé les mains sur tes hanches pour la première fois, désireuse de les voir remuer en cadence. Vous n'aviez encore jamais franchis de barrière interdite mais votre intimité grandissante ne faisait qu'en repousser les limites. Tu avais ris, frissonné mais également sursauté et t'étais dégagée de son touché lorsqu'une porte claqua dans le couloir. La peur d'être prise en flagrant délit. Flagrant délit de quoi ? Tu n'en savais encore rien, mais tu savais ... Savais que tu ne pouvais pas ressentir ce que tu ressentais. Tu t'étais raclé la gorge et t'étais éloignée d'un pas ou deux. Tu lui avait tendu deux comprimés d'aspirine faussement réclamés par Jules et l'avais gentiment invitée à regagner ses quartiers. Jules fronça, envieuse de plus. Et juste avant que le gardien de vienne la récupérer, elle t'avait parlé de cet endroit, cet entrepôt, le sien ... Elle t'y emmènerait, te montrerait, oui, un jour ... Tu avais souris et l'avait simplement regardé s'éloigner.

Son entrepôt. Aujourd'hui tu y repenses et l'imagines se défouler. Là-bas. Danser. Tu n'as jamais su duquel elle parlait ni même s'il existait vraiment; et tu ne le saurais probablement jamais. Mais rêver te faisait du bien. Alors que tu quittes la prison et franchis le dernier portail de sécurité métallique, ton esprit se laisse aller à divaguer. Il est envahit de son corps, de ses courbes que tu observes virevolter au son d'une mélodie quelconque. Tu te perds dans cette imagination fertile qui te fais peut-être autant de mal que de bien. Elle danse, dans tes pensées, dans chaque parcelle de ta tête. Tu ne vois pas le chemin du retour passer. Tu ne vois pas non plus cette silhouette brune et élancée, se donner entièrement au rythme de Malcklemore que tu n'entends pas, tout là haut, dans ce vieux building industriel devant lequel tu passes tous les jours. Elle si haut, toi si bas. Tu ne sais pas. Elle non plus. Tu t'arrêtes, attrape une bouteille d'eau dans ton sac, en bois une gorgée et continue ... Elle était enfin libre.

Chapitre 1 : MARIAGE & PROMESSE


10 ans plus tôt ...

« Tu peux le faire Gaby. Tu peux dire "oui". Je veux leur montrer à tous. Leur montrer qu'on sera plus fort. Plus fort que tout. Que notre amour résistera, qu'on est des Dieux vivants ! ». Il insiste, souriant, plein de vie, il en fait des tonnes parce qu'il a toujours tendance à exagérer; surtout quand ça peut te faire rire. Alors ce soir, plus que jamais, il ne fait pas exception. Car la nuit est belle, parfaite et que s'il pouvait hurler son amour pour toi du haut de la plus haute tour, il le ferrait. Tu le savais. Tes joues sont rosées d'émotion et ta main qui couvre ta bouche sous la surprise de l'instant, ne peut cacher le bonheur qui t'envahit. Tu as les larmes aux yeux. Tu ne pensais pas que cela arriverait comme ça, ni même aujourd'hui. Ce n'était pas dans les plans. Pas dans le timing que vous vous étiez fixé. Mais Aaron ne pouvait plus attendre, il venait de t'expliquer pourquoi pendant près de dix longues minutes, un genoux à terre, une jolie bague scintillante aux bouts des doigts qu'il te tendait. Tu l'attrapes enfin, la passe à ton annuaire : " Oui, oui oui ! Bien sur que c'est oui ... " Il ne pouvait en être autrement. Aaron était ton tout. Ton véritable amour et ce depuis 4 ans maintenant. " Relèves toi, serres-moi, embrasses-moi ... "

Aaron était sortis des sentier battus. Il n'avait écouté que son coeur et avait su faire flancher le tien au passage. C'était aussi ce que tu aimais le plus chez lui. C'était toujours le cas. Et ce jour là, tu t'en souvenais encore comme si c'était hier. De chaque détails, de l'odeur du jasmin qu'il avait apporté, de la couleur de ciel, de ses collègues qui sifflaient et applaudissaient, de ce camion de pompier qu'ils avaient tous décoré de lampions ensemble ... tu te souvenais de tout et le chérissais tendrement. Ce jour là, tu ne te souviens même plus que le matin même, on te refusait le poste auquel tu avais postulé en hôpital de convalescence pour addiction. Non, ça tu ne t'en souviens même plus ...


Chapitre 2 : URGENCES & MATERNITE


Urgences de l'hôpital général de Wicklow. La journée et la nuit furent longues. Une garde qui, cette fois, t'as presque semblé interminable. C'est rarement le cas, mais depuis que ton ventre rebondit traduit toute la proximité de la date de naissance de ton petit bout, ce dernier t'alourdit clairement dans tes gestes habituels. Il devient plus rude pour toi de tenir la cadence et tu n'es pas mécontente d'aujourd'hui rentrer chez toi pour te reposer. Tu pousses un long soupir alors que tu franchis enfin la porte de salle de repos.

Là, ton regard surprit croise celui, enjoué, de quelques collègues ayant fait la nuit à tes côtés. Sur la table, un gâteau et quelques cadeaux. Aux murs, l'une ou l'autre guirlandes de maternité. Tu souris amusée. Tu sais qu'ils n'ont pas eu beaucoup de temps pour préparer tout ça. Ca sent le "vite-fait" mais c'est un peu ça votre vie aux urgences. C'est loin de te déranger. Au contraire tu es très touchée, et alors que tu ravales une petite larme de joie, tu t'exprimes : " Olala merci mais c'est pas bon pour mes hormones ça, vous allez réussir à me faire pleurer comme une madeleine " Les autres rigolent. Ils te savent effectivement à fleur de peau ces temps ci. " Tant que tu ne nous fais pas une de tes crises de nerfs comme hier, tout va bien " Vous riez ensemble. Un autre continue " Ton dernier jour de garde, ça se fête Gab'z, on voulait marquer le coup avant que tu ne partes en congé de maternité. Tu le mérites bien ! Et pour une fois qu'on peut te rendre la pareille pour toutes les petites attentions que tu aimes nous offrir et bien ... voilà ! On s'est tous cotisés. " Tu souris, mal à l'aise, tu rougis même un peu. Tu n'apprécies pas d'être au centre de l'attention. Ca te met mal à l'aise. Surtout dans l'état où tu es : épuisée, les traits tirés, sans maquillage et probablement dans le besoin d'une bonne douche. Cela dit, tu les trouves adorable. Tous ! Ils se succèdent pour venir te faire l'accolade et te glisser un petit mot de bonne fortune à l'oreille. Tu sais que de toute façon, tu les reverras bien vite. " Je ... heu ... merci. Vraiment, merci de tout coeur. " Ceux n'ayant malheureusement pas le temps de rester te saluent avant de rapidement reprendre leur service. Tu connais bien le drill toi aussi. Mais pour l'instant c'est repos. Tu te sers une grande tasse de thé, tu prends place dans le petit divan de vieux cuir abîmé, te sers une part de gâteau et vérifies ton iPhone qui vient de vibrer. " Finalement je serais peut-être plus tard que toi à la maison. Accident grave de voiture. On part en intervention à l'instant. Tu ne devrais pas tarder à voir les victimes arriver mais ... toi, tu rentres !! ;) Je t'aime et à tout à l'heure. Repose toi bien, je fais au plus vite. xoxo. ". Aaron. Tu souris. Vous vous comprenez bien questions horaires et boulot. C'est tant mieux, car même en se comprenant ce n'est pas toujours facile, alors tu te demandes bien comment ça se serait passé s'il avait décidé d'être garagiste ou fonctionnaire ... Enfin bref. Vous aimiez votre job, vous aimiez le goût d'aider et ne rechigniez jamais à la tâche. D'ailleurs, il a bien fait de te re-préciser de rentrer dans son message. Car, tu le sais, tu aurais été tentée d'aller donner un dernier coup de main. Mais à la place, tu ranges le portable, avales une délicieuse bouchée de gâteau, papotes quelques minutes et finis par prendre congé.

Après un rapide passage aux vestiaires, te voilà prête à quitter l'hôpital par le garage arrière. Là où arrivent les ambulances. Et d'ailleurs, en voilà deux. Sirènes hurlantes. Tu as l'impression d'avancer au ralenti alors qu'autour de toi tout va à une vitesse incontrôlable. La première s'arrête, les portières s'ouvrent et les ambulanciers se précipitent. La civière est embarquée. Tu dois t'écarter pour ne pas te faire renverser de justesse. Ton regard glisse sur le corps maigre et abîmé qui se débat : " Non, non, lâchez moi, lachez m... Sam !! Sam !!! Mon frère, je veux mon frère ... je ... " La détresse est rugissante mais se tait aussitôt qu'une seringue de calmant vient se planter dans son bras. " Jeune femme, une vingtaine d'année, côtes cassées, possible hémorragie interne et sévère état d'intoxication. A mon avis, ce n'est pas que de l'alcool ... Gardez la en observation surveillée, la police ne devrait pas tarder " L'équipe de garde acquiesce, prend la relève et s'eclipse au galop dans les couloirs. Le médecin attrape le dossier et questionne : " Et le frère ? " . L'ambulancier soupire, secoue simplement la tête de gauche à droite. Il n'y a pas besoin d'en dire plus, tout le monde à compris alors que justement le corps sans vie du jeune homme est retiré de la seconde ambulance. Tu avances puis fait malgré tout demi tour un instant : " Laurel, t'es sur que ça va ? Vous n'avez vraiment plus besoin de moi ? Je peux rester encore un peu s'il le faut ? " Du bout du couloir, ton infirmière en chef élève la voix pour que tu entendes par dessus l'agitation ambiante : " Han han ! Pas question O'Dalaigh ! Rentre chez toi immédiatement, va prendre un bain, dormir et prends soin de ce bébé, veux-tu ?! " Elle te fait signe de la main, tu souris, acquiesces et quitte enfin le périmètre avec un drôle de gout amer dans la bouche. Tu sais que tu viens de croiser le destin d'une histoire bien triste. Tu ne peux rien y faire mais tu trouve ça terriblement déprimant ...


Chapitre 3 : PRISON & RENAISSANCE


#1. Tu prends encore tes marques. Ca ne fait que quelques mois que tu as décidé d’excercer à la prison. C’est un étrange changement. C’est très différent. Mais tu en avais besoin. Tu souffres encore de ta séparation, de ce qu’il s’est passé et, bien que la décision ait été prise d’un commun accord, ton fils vivant avec son père te manque aussi ! Cela dit, tu préfères le protéger. Ici, tu n’en parles pas. Tu crois aux deuxièmes chances mais tu sais aussi que certaines personnes ici peuvent être dangereuses, désireuses de s’évader, de se venger pour x ou y raisons. Avoir une famille peut s’avérer dangereux. Ou alors tu es juste parano. Mais pourtant, lorsque tu en as parlé à Aaron, il était plutôt d’accord avec toi. Alors ici, tu ne parles pas de Nathan, de ta vie extérieure, ou du moins pas en détail. Juste au cas. Ce qui ne t’empêche pas de te donner corps et âme dans ton boulot. Tu fais plus que soigner les bobos, tu te montres présente, à l’écoute, tu communiques, tu amuses. On t’as déjà fait comprendre que tu n’étais pas comme les autres employés, surtout pas comme celle que tu remplaces. Au fil des commentaires, tu comprends que ce sont des compiments. Les matons ont beau te rabacher que ça ne sert à rien de te montrer humaine avec ces hommes et ces femmes, déchets de la société, tu t’obstines à leur répéter que tu ferras ton job comme bon te semble et que tu prendrais toujours le temps avec qui en aurait besoin … Même eux s’ils le désiraient, aimais-tu ponctuer avec humour.

Tu sursautes pour la xième fois de la journée alors que la porte de l’infirmerie s’ouvre brutalement et qu’une jeune femme y est poussée avec force. En fait, c’est ça que tu as encore le plus du mal à gérer : le bruit. Bien sur, il y en avait beaucoup aux urgences mais ce n’était pas pareil. Ici, il est froid, lourd, sourd, métallique et résonnant. Tu finirais pas t’y faire … un jour. " Elle est défoncée, je le vois à sa gueule ! Elle passe la nuit ici, je voudrais pas la retrouver morte à cause d'une overdose." La prisonnière, agitée, rigole, nargue, se moque. Le maton s'en va sans demander son reste. Jules remue puis finit par te sourire . De manière charmeuse. "Salut Doc' !". Tu soupires, te mords la lèvre inférieure. Parce que ça t'agaces. A vrai dire ça te touche plus que de nature de la voir débarquer ici pour ce genre de symptômes. D'habitude, quand elle vient, c'est différent. Jules à cet étrange pouvoir sur toi, celui de dissiper toute solitude qui semble t'habiter depuis le départ d'Aaron. Tu t'attaches. Un peu. Trop ? T'en sais rien. Plus rien. Là, tu es juste énervée. Tu te retournes vers Rory qui a le nez plongé dans ses dossiers, ignores quelques instant de plus la brunette et dit simplement : " C'est bon Rory, tu peux y aller, rentre chez toi, je prends cette garde-ci " L'employé peu impliqué, ne rétorque pas vraiment et ne se fait pas non plus prier pour effectivement quitter les lieux et rejoindre le confort de son chez lui. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, Jules et toi vous retrouvez seules.

Tu t'approches de ta patiente qui vient de s'asseoir sur l'un des lits d'examen. Ses pieds balancent dans le vide et son regard ricochent sur à peu près tout ce qui se trouve dans cette pièce. Tu viens poser ta main sur son menton, la force à s'immobiliser un instant, juste le temps que tes pupilles croisent les siennes complètement dilatées. Un geste banal, médical mais qui ne ressemble à aucun autre. Non, ça ne te fait pas ça quant tu le fais aux autres ... " Encore ? Bon sang, Jules ! Cette merde, elle va finir par te tuer." Jules éclate de rire. C'est presque glaçant. "C'est déjà fait !" Ca te fait mal, mal de l'entendre parler comme ça. Tu aurais tant aimé pouvoir la sortir de ce trou dans lequel elle semblait coincée ... Sincèrement. Malheureusement, à cette seconde précise et tant que Jules était défoncée, tu n'avais rien d'autre à faire que de l'ausculter pour s'assurer que ses constantes ne lui jouent pas de tour. Tu te rapproches encore un peu, lui ôte son débardeur avec délicatesse et peux sentir sa peau venir frôler légèrement tes mains. Tu te refuses de penser que c'est l'inverse. Bien sur, Jules ne manqua pas de jouer la carte de la provocation et de la séduction : " Attention Gabrielle, ça va vite devenir chaud à ce rythme là." Tu la connais, tu en as l'habitude et finalement c'est tellement gros que ça t'aide à décompresser. Cependant, avec Jules, tu n'as pas la répartie que tu possèdes avec les autres. C'est différent. Tu aurais l'impression de sonner tellement faux en l'envoyant balader que tu préfères te taire. Tu te racles la gorge : " C'est Mademoiselle O'Dalaigh ". Tu continue ton examen prenant soin d'éviter à nouveau son regard avant que finalement vous ne vous fondiez dans les iris l'une de l'autre quelques secondes qui te semblèrent une éternité et pas assez longues en même temps. Jules sourit, se contrôle, elle sait que tu es de plus mauvaise humeur quand elle est remontée de la sorte. Alors elle se force, se calme. Et d'une sérénité presque Olympienne, elle te souffle simplement : "Un jour ou l'autre, je te ferais craquer, Mlle O'Dalaigh." A cet instant précis tu sens ton estomac se nouer, les papillons se réveiller et une douce chaleur interdite t'envahir. Tu viens de comprendre ... Comprendre que tu es mal barrée. Oui, très mal barrée ...

#2. "Gabrielle, il y a une urgence !" Tu avais entendu des pas au galop dans le couloir et finalement, l'appel. Tu attrapes rapidement un premier kit d'aide et galope à la suite d'un gardien. Au détour de l'une des allée de "vie commune" des détenus, une silhouette se dessine à même le sol. Tu ne vois pas encore son visage, juste son corps et cette cascade de long cheveux brun que tu reconnais aussitôt. Ton coeur manque un battement. Jules ... Il y a du sang, pas mal de sang. L'idée soudaine de l'imaginer s'en aller définitivement te rend cette vision d'autant plus insupportable. Elle ne peut pas, peut pas s'en aller comme ça, te laisser là ... T'es foutrement égoïste, oui, c'est mal et dérangé mais tu ne peux t'en empêcher. Tu t'élances à son chevet et procure les premiers soins. Jules n'est pas inconsciente mais tu te demande si elle te voit, si elle comprend. Car si ses yeux tuméfiés sont ouverts, ils sont aussi ailleurs. Tu aimerais avoir un geste tendre, venir caresser son visage, lui dire que tu es là, que tu vas t'occuper d'elle ... Mais tu te tais, te retiens. Il y du monde. Tu ne ferais qu'alimenter une rumeur bientôt naissante. Seul ton regard se veut chaud et rassurant au delà de l'inquiétude profonde.

Quelques seconde après l'administration d'un anti-douleur puissant, Jules se laisse aller, s'endort. Tu demandes à Murray le gardien de te la porter à l'infirmerie. Là, installée sur l'un des petits lits de fortune, la brunette ne se réveillera que deux bonnes heures plus tard. Dans le calme de son sommeil, tu en as profité pour recoudre certaines plaies, en bander d'autres et, à l'abris des regards, tu t'es finalement laissée aller à lui donner cette caresse sur le visage que tu retenais depuis trop longtemps à ton goût. Doucement, tendrement. Tu ne sais pas très bien pourquoi ou du moins tu te le nie, mais tu en avais envie. Envie de la protéger, de lui montrer ton affection, envie de la prendre dans tes bras ... Autant de petits gestes qui - rien que d'y penser - te tétanisaient autant que t'électrisaient. Tu devais probablement devenir folle ...

Soudain, la jeune femme allongée remue. Tu romps subitement le contact, fait un pas en arrière et laisse ton regard venir se visser dans le sien à la recherche de tous signe qui te rassurerait sur son état de santé. Jules tente un sourire que tu devines douloureux. Elle est belle. Même amochée, elle rayonne. Rayonne d'une lumière qu'elle-même semble ignorer. Cela dit, tu restes de marbre. Elle t'a fait peur. Tu lui en veut. Oui au fond, c'est ça ... tu lui en veux de t'avoir provoquer cette angoisse de perte. Tu ne veux plus perdre qui que ce soit. Non, personne ! Pas elle ... "Pas de panique Doc', je suis en vie." Sa voix légèrement enrouée s'élève. Elle a compris. Compris que tu ne restais pas de marbre face à son état. Et d'être aussi transparente, finalement, ça aussi ça t'effrayait ! Alors tu gardes le silence, le contrôle. Tu t'avances, vérifies des constantes que tu connais pourtant par coeur pour les avoir prises il y a dix minutes à peine.  Et alors que tu t'approches de son ventre, Jules attrape ta main. Tu es surprise. Un peu. Au fond pas tant que ça mais tu as peur que ce touché ne lui livre l'entièreté des secrets de ton coeur. "Gabrielle ce n'est rien d'accord ?!" Tu relèves enfin le regard vers elle. Jules est sérieuse, impliquée. Son désir sincère de te rassurer est criant. Et quelque part, ça te touche. Mais étrangement, cela n'a que pour effet d'élever ton niveau de colère quant à l'idée qu'il eut été possible pour toi de la perdre. "Merde, tu aurais pu te faire tuer Jules ! Arrête la drogue je t'en prie ! Okay ? Tu es presque en train de supplier. Tu en oublies de jouer de ton rôle d'infirmière détachée. Tu n'as que des emmerdes avec ça. Ca ne t'a pas suffit de tuer..." Tu t'arrêtes aussitôt. Tu vas trop loin. Tu le sais. Tu regrettes déjà. Tu lâche tout, baisse la tête et recule. Bien joué Gabrielle ! T'es qu'une pauvre petite conne. Jules pourrait te planter pour ça, et elle aurait peut-être bien le droit de le faire. "Vas y je t'en pris, finis ta phrase." Tu te mords le lèvres presque à sang. "Je ne voulais pas ... Excuse moi.".

Un moment de silence s'établis entre vous deux. C'est assez pesant. Jules baisse à son tour le regard et tu te hais de l'avoir replongée dans un souvenir que tu devinais terriblement douloureux. Comment pouvait-il en être autrement. Alors, parce que tu ne savais pas vraiment quoi faire d'autre en cette seconde précise, tu reprends ta casquette professionnelle et poursuit l'examen la mort dans l'âme. Contre tout attente, Jules finit par s'exprimer, s'ouvrir un peu. "C'était le pire jour de ma vie, tu sais..." Tu ne bouges pas, tu continues, tu ne voudrais surtout rien gâcher mais jamais ton attention n'a été aussi rivée sur la jeune femme ... "Et le pire c'est que, j'ai une petite soeur. Ce n'est pas écrit ça dans mon dossier si ?" Tu secoues simplement la tête négativement. Tu écoutes. Elle a besoin de se confier et toi tu prends conscience de toute l'ampleur de son destin tragique. "Elle me déteste. Je comprends, je me détesterai moi aussi. Et c'est horrible de dire ça mais j'ai besoin d'elle...Je crois que c'est la seule personne capable de me sauver maintenant qu'il n'est plus là..." Cette fois tu ne peux plus te contenter de faire semblant. Comme poussée par un instinct qui te dépasse, tu relèves le regard, abandonnes ta pseudo-tâche et arbore un regard lourd de sens. Tu ne peux contrôler ta main qui vient dégager le visage de Jules d'une mèche de cheveux. A cet instant précis, tu pourrais te noyer dans son regard qui s'agrippe à toi comme une bouée de sauvetage. Jules se redresse. Et dans un geste tout aussi surprenant que tendre, la jeune femme vient déposer ses lèvres contre les tiennes. Ta respiration est coupée, tes tripes en feu et ta colonne parcourue par un long frisson mêlant à la fois plaisir et effroi. Tu fermes les yeux, te laisses quelques secondes à peine pour profiter; juste le temps de te donner l'eau à la bouche d'un interdit excitant. Tu aurais voulu ne jamais arrêter, ne jamais la repousser mais ... Tu recules, rompant soudainement ce délicieux rapprochement que tu avais autant redouté qu'espéré. Ta main droite vient jouer les barrières entre ton corps et le sien. Tu as besoin de sécurité, vous en avez besoin, tu le sais ... "Je ne ... On n'a pas le droit." Tu déglutis, balbuties, tu n'es pas très crédible. Ton regard croise à nouveau celui de Jules et à cette seconde précise, tu sais que, étrangement, tous les beaux discours que tu pourrais trouver pour éviter les prolongations, ne seraient pas assez. Non pas assez forts pour vous séparer ...


Chapitre 4 : JALOUSIE & DANGER


Jules et toi, une histoire de rapprochement interdit, de tendresse, d'attirance, de nouveauté et de passion. Une passion tout aussi dévorante que délivrante. Jules va mieux, se bat. Toi, de ton côté, tu insistes pour qu'un programme de désintoxication soit mis en place au sein de l'établissement pénitencier. Tu obtiens gain de cause. Une phase pilote encadrant désormais quelques détenus sélectionnés sur le volet, parmi lesquels tu inclus bien évidemment Jules. Tu sais que c'est rude. Rude pour elle de tenir le cap. Tu la vois rechuter à de nombreuses reprises mais tu l'observe également courageusement se relever à chaque fois. D'ailleurs, tu es toujours la première à lui tendre la main.

Votre relation ? Vous vous trouvez dans l'impossibilité d'y mettre un terme. Comme enfermées, coincées et emprisonnées dans une spirale infernale. C'est passionnel, interdit, excitant et plus fort que la raison. Tu n'avais jamais connu ça, pas comme ça. Tu as laissé Jules touché ton corps, se frayer un chemin dans les méandres de tes formes. Tu te rappelles des premières fois comme si c'était hier. Tu tremblais. A la fois de désir et de peur. Peur de ne pas savoir faire, de ne pas savoir combler ce besoin recherché chez Jules. Tu sais qu'elle connaît les femmes, qu'elle les maîtrises, et les manipulent avec autant de savoir-faire qu'un expert en son art. Elle te l'a prouvé à multiple reprises. Toi, les femmes, tu ne les connais pas. Tu as tout à apprendre. Alors tu te laisses guider et étudie religieusement cette nouvelle bible charnelle s'offrant à toi. Vos corps et coeurs sont noués et l'infirmerie votre nid secret de péché.

Ta tête te pousse de manière répétée à vouloir mettre fin à tout ça. C'est la guerre de la raison contre les émotions. Tu te mets à douter ne pas être ce qu'il faut pour Jules. Et puis tu sais que tu risques beaucoup ... Tout, pour ainsi dire. Alors cette fois, cela fait presque trois semaines que tu tiens bon. C'est dur. Presque éreintant physiquement de lutter. Alors tu évites Jules. Te montres froide et distante. Mais de l'observer re-sombrer petit à petit ne t'aide pas dans ta démarche. Jules veut te punir, tu le sais, tu le sens.

Ce midi là, ce n'est pour toi qu'une ronde de distribution de médicaments de plus. Tu traverses le réfectoire, et alors que ton regard évite soigneusement celui de Jules, cette dernière trouve le parfait moyen de te faire flancher. Debout, tu observe la jeune femme attraper une codétenue et l'embrasser à pleine bouche. De manière grossière, presque vulgaire et très suggestive. Tu sens ton sang ne faire qu'un tour dans ton corps, ta mâchoire se serrer et tes mains se crisper sur le plateau que tu tiens et viens de manquer de faire tomber. Tu expédies la tâche du jour en un temps record, soulagée de voir les matons séparer les deux aguicheuses. Cela dit, tu veux quitter cet endroit au plus vite. Rester de marbre en public s'avère plus rude que prévu lorsque Jules te prépare ce genre d'accueil ... Tu te mords la lèvre inférieure presqu'à sang, encore furieuse de cette image de Jules et d'une autre qui tourne en boucle dans ta tête. Le regard noir, tu fais cette fois demi-tour ayant pris le soin d'aller demander à un gardien un petit service. Tu tournes les talons, t'éloignes déjà mais peux capter la voix forte dans le fond qui somme : "Obkins, à l'infirmerie immédiatement ! Mlle O'Dalaigh a besoin de te voir."

Elle entre, elle sourit, presque victorieuse. "Un problème ?". Elle pense avoir gagné. Toi, tu as l'estomac noué depuis que tu l'attends. Tu as l'impression d'être plus forte, de ne pas rentrer dans le jeu. Ou du moins tu aimerais le lui faire croire. Mais tu n'es pas aussi douée, ni assez solide pour ça. Tu ne l'aurais jamais appelée ici si c'était le cas. Tu te tournes vers Jules, très sur de toi en apparence : "Non. Je voulais juste te donner ton traitement de substitution." * Et te voir, te toucher, t'embrasser, ... * se retient-elle d'ajouter. Jules éclate de rire. Surement à juste titre : "Et tu ne pouvais bien sûr pas le faire à la cantine comme avec les autres filles." Bien sur que tu le pouvais. Tu le devais même. Mais répondre signais tes aveux de faiblesse. Alors tu ne réagis pas. Tu te lèves simplement de ton tabouret, lui tends ses comprimés de loin, sans un mot, avant d'ajouter finalement : "Je te rappelle que ce n'est pas bon d'en prendre avec de la cocaïne." Jules poussa un long soupir. Tu te doutais qu'en cette position, ton côté protecteur et maternel, tu pouvais te le mettre où je pense. C'est d'ailleurs un peu plus sur la défensive que Jules te répond : "Ca va je sais. Bon c'est fini ? Je peux y aller ?" Silence. Tu hoches la tête. Il n'y a plus de raison pour toi de la retenir ... n'est ce pas Gabrielle ? N'est-ce pas ??!! Et pourtant ... juste avant que Jules ne franchisse la porte et ne quitte la pièce, tu ne peux t'empêcher de questionner. Cela te brûlait trop les lèvres. "Tu couches avec elle ?" Jules à le visage caché, tu ne peux pas voir sa réaction et ça te frustre. Car s'il y a bien quelque chose que tu sais faire, c'est lire les traits de son visage. "Avec qui ?" Tu lui jettes un regard noir, alors qu'une grimace vient de s'emparer de ton visage. C'est bon, ça ne te fait plus rire tout ça ! "Ah parce que tu en embrasses plusieurs c'est ça ?". La jalousie ... vilaine et vieille amie qui avait souvent cette manie de venir te ronger lorsque tu te laissais aller à éprouver des sentiments.  Cette fois, Jules lâche un sourire et tu le vois. Elle pose son regard bleu dans le tien et s'approche lentement. "Tu es jalouse ?" Tu déglutis, tu as la gorge sèche. Elle s'approche un peu trop de toi, tu risque de perdre tes moyens. Tu fais non de la tête tout en reculant. Jules continue de s'avancer jusqu'à ce que tu cognes le petit meuble du fond. Tu ne peux plus t'échapper. Tu es prises au piège. "Je ne veux pas ... je ... merde !" Tu te passes une mains dans tes longs cheveux blond - signe de ton malaise - avant de regarder une nouvelle fois la jeune détenue. "Je déteste ce que tu me fais ressentir ..." Pas totalement vrai, pas totalement faux mais tu n'es plus crédible du tout. Jules te regarde longuement. Tu peux sentir la tension monter, ton coeur battre la chamade et ton corps s'enivrer de chaleur. Tu sais que tu devrais t'esquiver. Fuir et rapidement. Mais tu restes là, paralysée face à cette addiction qui est tienne maintenant. Jules est confiante : "Moi pas. J'adore !" affirme-t-elle sans te laisser une seconde de plus. Vos lèvres se retrouvent alors enfin dans un baiser passionné duquel tu ne peux ni ne veux te dépêtrer. Tu es sienne, sans l'ombre d'un doute.


Chapitre 5 : PEUR & LIBERTE



Tu tournes un peu en rond dans ton infirmerie ..., tu as du mal à te faire à ta nouvelle situation d'étrange solitude ... Parce que Jules n'est plus là. Jules est clean et Jules est libre. Tu te rends compte que si toi, tu étais son traitement de substitution, elle, était en quelques sorte devenue ta drogue à toi ! Les rôles s'inversaient. Tu rêvasses entre deux patients et sursautes quand la porte s'ouvre peu délicatement. Tu souffles, place une main sur ta poitrine, signe de ton émoi. Dans l'encadrement de la porte, la tête de Danny, un maton un peu désagréable, t'interpelle : " Le doc s'ennuie maintenant que sa chouchoutte est partie ?? " Tu voudrais rétorquer, offusquée, mais tu n'en as pas le temps. Danny s'en va déjà dans éclat de rire graveleux qui te fait grincer des dents.

Finalement, c'était plutôt pas mal que Jules soit sortie. Car ici, ça devenait rude à gérer. Les soupçons à la prison grandissaient, quelques matons alimentaient des rumeurs. C'était devenu dangereux. Surtout si cela tombait trop sérieusement dans l'oreille d'autres détenues ou de la direction. Les derniers instants, les derniers jours surtout, avaient été difficile en ce sens. Car bien évidemment que votre lien transperçait au delà vos espérances. Comment pouvait-il en être autrement ...

Tu te souviens encore du grand du départ. De ce jour. Ce jour ou sur ton bureau avait finit par arriver cette lettre. Beaucoup de blabla, d'explications, de suivis pour le programme de désintoxication, la possibilité d'en faire profiter un nouveau détenu, mais surtout ... le fond de l'affaire : Jules était libre !! Ton coeur palpite, tu ne peux t'empêcher de sourire, encore et encore. Tu attrapes la lettre et la fourre dans la poche de ta blouse blanche sans précaution. Tu t'échappes, déambules à très vive allure dans ces couloirs que tu connais par coeur. Tu aurais presque envie de courir. Mais tu dois faire bonne figure, te retenir, à nouveau. Tu files comme une flèche, évite deux croisements où tu as vu du monde et emprunte un détour afin de croiser le moins de personnel possible. Avant de rentrer dans la cellule de Jules, tu vérifies vite fait qu'on ne te garde pas à l'oeil. Ok, la voie est libre. Tu t'engouffres sans crier gare. Referme la porte et laisse ton visage rayonner de joie. Jules, allongée, se redresse surprise. Sa mine traduit toute son interrogation, elle, pas certaine de pouvoir agir ou parler librement. Tu t'approches et vient t'asseoir sur sa couchette, tout près d'elle. Tu regardes sa main, tu as envie de la lui prendre mais n'en fait rien. On ne sait jamais ... N'importe qui pourrait vous voir et la détenue avec qui Jules partage sa cage dorée, pourrait rentrer à tout moment."Tu es libres !" Silence. Surprise. Jules ne comprend toujours pas et sembles plus perdue encore. Toi, tu bouillonne intérieurement et cela peut se lire dans chacun de tes gestes : "Tu as entendu ou pas ? T'es libre Jules. Tu vas sortir et tu vas bénéficier d'un programme de réinsertion complet et novateur." Un certain mélange de peur et de satisfaction se lit alors enfin sur le visage de Jules toujours silencieuse malgré tout. Tu avances encore un peu, embrasse tendrement son front comme pour la rassurer de ce qui toi aussi te fait peur. "Qu'est ce qu'il se passe ?" Tu effleure sa main. Cette fois tu n'as pas pu faire autrement. Jules redresse le regard vers toi après avoir cherché Dieu sait où, Dieu sait quelle réponse à ton annonce. Elle, sans peur, attrape cette main hésitante que tu ne laissais pas entièrement se satisfaire dans celle de la brunette. "Et toi et moi ? Ca devient quoi maintenant que je vais sortir ?" Tu veux répondre du tac au tac mais tu ne sais pas trop quoi dire. Car soudain vient te frapper la réalité. Le changement. Vos mondes opposés, Aaron, Nathan ... Cette fois c'est bien réel. Tout ça risque de bientôt rentrer en collision. Ton ventre se noue alors sous le poid d'une lourde boule d'angoisse que tu sens naître en toi. Tu n'as pas les réponses. Tu ne sais pas. Et toi aussi tu as peur. Mais tout ça, tu ne peux pas le dire. Pas maintenant. Tu te refuses de tout gâcher. Cet instant ne vous appartient qu'à vous deux. Alors d'une innocence te surprenant toi même, tu te laisses aller à un large sourire serein. Tu l'embrasses délicatement et tout en te détachant d'elle, tu souffles sensuellement : " Je t'aime ... "


   
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MessageSujet: Re: Gabrielle O'Dalaigh ∞ présentation   Dim 26 Avr - 11:51

Oh ce choix de fou !

Bienvenue parmi nous ma belle et bon courage pour ta fiche
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MessageSujet: Re: Gabrielle O'Dalaigh ∞ présentation   Dim 26 Avr - 11:57



Merci encore d'être ici. C'est parfait.
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MessageSujet: Re: Gabrielle O'Dalaigh ∞ présentation   Dim 26 Avr - 12:44

Merci les filles !!
Je tente d'avancer au plus vite dans ma fiche
(ps : joli nouveau vava Jules !)
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MessageSujet: Re: Gabrielle O'Dalaigh ∞ présentation   Dim 26 Avr - 13:13

Merci Prends ton temps t'en fais pas.
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MessageSujet: Re: Gabrielle O'Dalaigh ∞ présentation   Dim 26 Avr - 16:52

Ah AJ quelle canon!! On la voit pas assez souvent super choix ;)

bienvenue et hâte de lire ta fiche!
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MessageSujet: Re: Gabrielle O'Dalaigh ∞ présentation   Dim 26 Avr - 17:59

Jules : thanks. J'avance j'avance petit à petit
Eve : merci beaucoup ! Et je suis bien d'accord avec toi !
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MessageSujet: Re: Gabrielle O'Dalaigh ∞ présentation   Dim 26 Avr - 18:58

Bienvenue ! Amuses-toi bien
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MessageSujet: Re: Gabrielle O'Dalaigh ∞ présentation   Dim 26 Avr - 21:13

Choix de malade ! Bienvenue si tu a la moindre question n'hésite pas a mp le staff
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MessageSujet: Re: Gabrielle O'Dalaigh ∞ présentation   Dim 26 Avr - 23:17

Bienvenuuue ! le scénario est top héhé super choix et mrrrr AJ COOK et le début de ta fiche et asdfghjklm tellement hâte de voir ce que ça va donner avec Jules, je ship déjà à fond huhu !
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MessageSujet: Re: Gabrielle O'Dalaigh ∞ présentation   Mar 28 Avr - 9:43

Merci les louloups !!! Ca fait plaisir de voir que AJ vous plait également Je me réjouis de rejoindre le jeu avec vous. Et pour info, à mon avis (si pas ce soir,tard) je termine ma fiche demain
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Staff Air
✿ participation au forum : 552
✿ date d'arrivée : 19/02/2015
✿ métier : Elle travail en tant que secrétaire dans l'entreprise de Logan Mc Callister.
✿ situation maritale : célibataire mais c'est un peux le bordel de ce côté là.

MessageSujet: Re: Gabrielle O'Dalaigh ∞ présentation   Ven 1 Mai - 17:59

j'attends l'avis de la créatrice du scénario et je te valide <3


It's taking me over, I don't wanna play this game no more. We could have all night, if you just say the word. Tell me it's alright ©️ signature by anaëlle.
Just give me the greenlight
so tell me right now you want me right now
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MessageSujet: Re: Gabrielle O'Dalaigh ∞ présentation   Mer 13 Mai - 22:49

A mon tour de te souhaiter la bienvenue! Hâte de te voir dans le jeu
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MessageSujet: Re: Gabrielle O'Dalaigh ∞ présentation   

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