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 Maison 69 : il y a quelqu'un ? [PV: Travis&Lili]

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MessageSujet: Maison 69 : il y a quelqu'un ? [PV: Travis&Lili]   Jeu 9 Avr - 14:11


  • Il est neuf heures quand j’ouvre les yeux : on est samedi, et je n’ai pas à aller au travail. Je passe une main sur mon visage, et je guette le moindre bruit dans la maison. Je ne sais si je vais être seule, et il vaudrait mieux. En me redressant, je grimace : j’ai du mal à me remettre de la veille, et de toutes les veilles. J’ai du mal tout court. Je regarde mes poignets, et je masse les bleus qui se voient désormais un peu trop : je devrais mettre une veste, ou un tee-shirt à manche longue. Je soupire. Je secoue la tête. Et je me décide enfin à me lever. Posant mes pieds à terre, je ne mets pas longtemps avant d’ouvrir les volets, et la lumière aveuglante m’oblige à plisser les yeux : il fait beau, et un sourire se niche sur mes lèvres. Peut-être pourrais-je lire des manuscrits sur la pelouse ? Ou dans un parc ? Peut-être pourrais-je appeler Caleb pour qu’on se voit un peu ? Oui, je pourrais peut-être le faire. Ou je pourrais simplement rester à la maison, et risquer de voir mon père débouler à tout instant… Non, je ne ferais pas ça. M’embrouillant le crâne, je finis par descendre et détourner la tête au moment où ma mère s’approche pour m’embrasser. Lui jetant un regard de mépris, j’avance vers la cuisine où je vois mon père lisant son journal : il me semble détecter une ombre de sourire sur son visage lorsqu’il me voit boiter ; je crois que je veux le tuer. Un instant. Un moment. Et puis ma mère arrive, et elle se place derrière elle : si seulement elle n’avait pas cet obsession malsaine envers lui, tout aurait pu se finir il y a quelques années. Et si seulement j’avais accepté l’offre de Caleb. Mais avec des si, on referait le monde : et j’en suis incapable.

    Je monte vite me chercher des vêtements : je me contente d’un jean droit, un peu trop grand, que j’accessoirise avec une ceinture camelle, un tee-shirt blanc-gris en coton, et une veste grise. Je fonce dans la douche que je prends froide, puis chaude, puis de nouveau froide. Je sors au bout de 15-20 minutes, je me rase, je sèche mes cheveux : lentement, je me brosse les dents, je mets mes sous-vêtements, puis mes vêtements, et je coiffe mes cheveux que je laisse détacher. Un sourire forcé au miroir me fait parvenir une image des plus déplaisantes : mes yeux sont cernés, mes joues creusées. Je donne l’impression de ne pas avoir dormis depuis … Des lustres. Je soupire, et après avoir plié ma serviette, je sors de la salle de bain. Je tombe nez à nez avec mon géniteur qui me murmure que je suis belle : j’ai envie de vomir. Je le détourne en glissant le long du mur, et je monte dans ma chambre. Je prends un manuscrit, un bloc de feuille, un stylo à bille bleu, et je me dirige vers le jardin. Je me pose sur la balancelle donnant sur la rue et, m’asseyant en tailleur, j’observe la rue un moment : je donnerais n’importe quoi pour pouvoir changer de vie, et de parents. Je ferme les yeux, je soupire, et je finis par me mettre au travail : après tout, ça ne va pas se faire tout seul hein. J’en suis au quatrième chapitre lorsque je vois quelqu’un s’engager dans l’allée : avec surprise, je détaille Travis de la tête au pied, souriant en le voyant. Travis, c’est le meilleur ami de Caleb. J’ai vaguement eu vent qu’il était en prison, parce qu’il a tué l’agresseur de sa sœur : j’en suis admiratif je pense, et c’est sûrement ce qui provoque ce sourire au coin de mes lèvres.

    « Travis ! » Je lui fais signe alors qu’il tourne la tête. Va-t-il me reconnaître ? La dernière fois que l’on s’est vus, je devais avoir … 15 ans, peut-être moins. Peut-être même plus. Quoi qu’il en soit, j’avais changé depuis le temps, alors je ne lui en voudrais pas s’il ne se rappelait pas de moi, ou s’il ne me connaissait pas. Je pose le manuscrit sur le côté, ainsi que mes notes, mon crayon, et je me lève, remettant mes chaussures. Je m’avance vers lui, et j’abaisse les manches de ma veste pour ne pas qu’il voit les bleus sur mes bras. Malheureusement, je n’avais pas pris le soin de cacher le bleu sur ma gorge : déplaçant mes cheveux devant, je me place face à lui. « Hey, comment tu vas ? Je suis Lili, la sœur de Caleb. » Je lui souris en coin, et je le prends rapidement dans mes bras : un peu trop amicale sans doute ? Mais je ne sais pourquoi sa présence me rassure. Peut-être parce que papa ne pourra pas me faire de mal ? Mais je ne veux pas qu’il parte maintenant. Je me recule un peu, et je croise mes bras sur ma poitrine. « Tu vas bien ? Caleb n’est plus à la maison tu sais : il est partit faire sa vie … » Dis-je, avec une once de déception et de tristesse au creux de la gorge : pour sûr qu’il me manquait mon frère. Mais je devrais m’y faire : je détourne le regard et je passe une main dans mes cheveux sans faire attention.
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MessageSujet: Re: Maison 69 : il y a quelqu'un ? [PV: Travis&Lili]   Ven 10 Avr - 1:50

Il y a quelqu'un?
w/ Lili & Travis

J'étais de retour à Wicklow après 5 ans d'absence, enfin sans compter le fait que déjà avant ça, je n'étais déjà plus qu'un touriste qui revenait quelques mois dans l'année. Ouais en fait, être entré dans l'armée m'avait beaucoup éloigné de ma vie d'ici, de mes amis, de ma famille. Alors  5 années, ça me paraissait une éternité. Maintenant que j'avais retrouvé ma petite soeur, que je m'étais installé chez elle et que j'avais plus ou moins retrouvé mes marques, il était désormais tant de passer voir mes vieux amis. J'me demandais ce qu'ils pensaient tous, de moi, de ce que j'avais fait. Ça se trouve, la moitié n'était même pas au courant et me pensait barré ailleurs faire ma vie. Pire! Ça se trouve ils pensaient que j'étais mort au combat en mission quelques part dans le trou du cul de l'Irak. Allez savoir... Depuis mon retour, je ne m'étais pas encore vraiment manifesté à tout le monde et j'avais insisté auprès de ma petite soeur pour ne pas faire de mon come back une fiesta façon cérémonie de retour comme j'en ai horreur. Non, je voulais juste rentrer, simplement, normalement, comme si je revenait d'un simple weekend ailleurs c'est tout. Mais voilà, aujourd'hui, j'avais donc décidé de me bouger un peu, mais toujours pas pour trouver du travail mais tenter de revoir mon petit monde à moi, en commençant par mon meilleur ami, Caleb. Je savais que comme moi, il avait soif d'une vie bien rempli, autonome mais il avait pris grand soin de veiller sur sa petite soeur et ce avec acharnement. J'ai jamais compris pourquoi d'ailleurs, ça avait l'air... Spécial et secret. Bref, il faisait beau, il fallait que j'en profite pour essayer de le sortir, enfin, si il était toujours là. Prenant ma voiture, je m'étais directement rendu chez lui, enfin chez ses parents car c'est la seule adresse que j'avais encore. Entrant dans l'allée, des voitures étaient garées là, insinuant qu'il y avait du monde jusqu'à ce que je remarque cette fille dans le jardin. Mes vitres étant baissées, j'entend un « Travis ! » avant qu'elle me face signe. Fronçant les sourcils pour voir si je ne rêvais pas, je coupais le moteur pour descendre de ma voiture et me diriger vers elle en marmonnant "Ce n'est pas... Non s'est possible?". J'avais peur de dire une connerie en pensant que c'était sa petite soeur Lili alors j'attendais, lui souriant lorsqu'on se retrouvait face à face et qu'elle enchaine en se présentant d'un joli sourire en coin « Hey, comment tu vas ? Je suis Lili, la sœur de Caleb. ». Là j'ouvrais grand les yeux avant de sourire plus largement, soufflant de soulagement et d'étonnement "Je ne rêvais pas c'est bien toi!" et qu'elle vienne me sauter dans les bras pour me serrer contre elle, chose à laquelle j'avoue, je ne m'attendais pas du tout. Un peu braqué sur le coup, je me détendais bien vite, répondant à son étreinte avec un sourire avant qu'elle ne me relâche et que je commente "Wouah c'est dingue tu as... Tellement poussée. Sur le coup je t'avouerais que je t'ai à peine reconnue, tu as sacrément changée. En bien rassure toi! T'es devenu une femme et belle comme tout. Les mecs doivent se battre pour toi j'imagine." je riais légèrement sur la fin mais je le pensais vraiment. Elle était devenu magnifique, bravo. Croisant les bras sur sa poitrine j'en profitais pour ajouter "Hum je passais voir ton frère il est toujours là?" mais elle vint très vite répondre à ma question « Tu vas bien ? Caleb n’est plus à la maison tu sais : il est partit faire sa vie … » elle semblait triste, mal de me dire ça voir même de le vivre tout court. Une légère grimace et je répondais "Ouais, je m'en doutais un peu. Oui moi ça va aller." C'est là que je vis la marque sur son cou et mon regard changea d'un coup. Je fronçais de nouveau les sourcils, m'approchant légèrement, ma main allant vers sa gorge en douceur "Mais qu'est ce que tu as là? Tu t'es blessée?" oula ce genre de marque... Ça insinuait beaucoup de choses mais c'était le genre de trace qu'on ne se faisait pas seul et pas n'importe comment... Mais non, je ne pouvais pas déjà balancer une horreur sans qu'elle m'en dise un minimum. En tout cas... Ça me rappelait de très mauvais souvenirs et j'espérais sincèrement que ça n'avait rien à voir.
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MessageSujet: Re: Maison 69 : il y a quelqu'un ? [PV: Travis&Lili]   Sam 11 Avr - 0:56


  • Je ne pouvais le nier : le revoir me faisait vraiment bizarre. Ça devait faire … Je ne sais pas moi, 4 ans ? 5 ans ? Peut-être plus. Et il n’avait pas changé : souriant, marrant, et incroyablement mignon. Je devais bien me l’avouer : même plus jeune il me semblait déjà mignon. Et quand il venait voir Caleb, et que j’ouvrais la porte … Je secouais la tête aux souvenirs déjà loin –trop loin, et je l’ai regardé, croisant mes bras sur ma poitrine. A ses réflexions d’ailleurs, je ne pus m’empêcher de lever les yeux au ciel et de rire légèrement. « T’es bête. » Mais ses compliments me faisaient du bien : pour une fois que j’entendais autre chose que des trucs du genre t’es bonne qu’à baiser … C’était toujours bon à prendre. Alors qu’il me demandait si Caleb était là, oui je ne pus m’empêcher d’être triste. Et légèrement nostalgique : oui, il était partit, définitivement. Il s’était cassé de cet enfer, de cette merde, et moi j’étais restée ici. Alors que je passais une main dans mes cheveux, mes yeux vinrent à sa rencontre : resterait-il maintenant qu’il savait qu’il ne restait que moi ? Je ne le sais. Nous verrons bien. Et alors que sa main se leva, que ses sourcils se froncèrent, et que ses yeux fixèrent –et je le devinais sans mal, le bleu sur ma gorge, je me reculais d’un pas, et remis mes cheveux en place. « C’est rien. » Il fallait que je trouve quelque chose : et Dieu sait à quel point je suis nulle pour les mensonges. « Je suis tombée dans les escaliers : ce n’était pas beau à voir crois-moi. » Je ris jaune. Un peu trop stressée. Apeurée par le fait qu’il découvre ; apeurée par le fait qu’ils sachent tous. J’ai tourné la tête vers la maison pour vérifier que papa n’écoutait pas : et je croisais son regard à travers la fenêtre. Ses yeux noirs me firent frémir, et je baissais la tête. « Allez, c’est bon : on ne va pas gâcher nos retrouvailles à cause d’une malheureuse chute hein ? » Je redressais la tête, et je courbais le dos tout en le regardant, un léger sourire sur le visage. « Tu restes un peu ? » Je lui souris et lui indiquais la balancelle tout en m’avançant vers celle-ci. « Ça me ferait plaisir, vraiment. » Le gratifiant d’un sourire sincère, je m’assis sur la balancelle, tapotant à côté de moi pour qu’il vienne. « Ça fait longtemps qu’on ne t’a pas vu ici : toi aussi tu en as eu marre, comme Caleb ? » J’ironisais. Tout le monde savait ce qu’il avait fait : et moi je l’admirais plutôt que le blâmais. Il avait protégé sa sœur. Et c’était une merveilleuse preuve d’amour. J’ai inspiré à fond, et je me suis assise au fond du siège. J’ai tourné la tête vers la fenêtre où mon géniteur se trouvait quelques secondes plus tôt : les rideaux bougeaient encore de son passage, et je me pris à avoir peur de ce que j’allais récolter ce soir, de l’intervention de Travis. Pourvus qu’il oublie. Pourvus que ça ne soit pas si terrible que ça : si Dieu existe, c’est le moment d’être là, pour moi. J’ai tourné la tête vers lui. « Le retour à la réalité n’est pas trop dur ? Je sais que ça va te paraître bizarre, surtout de ma part, mais je tiens un groupe de soutiens : tu peux passer si tu ne te sens pas très bien. » Je lui souris, et je pose ma main sur la sienne. « Tu seras le bienvenue. » Je retire ma main, consciente qu’elle n’a rien à faire là. Et je croise de nouveau les bras sur ma poitrine. « On a encore mangé personne il me semble … » Je fronce les sourcils, et finis par rire. « Non, on a mangé personne, je le confirme. »
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MessageSujet: Re: Maison 69 : il y a quelqu'un ? [PV: Travis&Lili]   Jeu 16 Avr - 18:16

Il y a quelqu'un?
w/ Lili & Travis

Cette petite, enfin petite... C'était même plus une enfant! Je ne l'avais pas revu depuis au moins 5 ans, voir plus en comptant mon temps en mission, que je revenais que peu de fois, de temps et en général c'était pour voir son frère du coup je ne la croisais pas tant que ça. Du coup ouais, je me prenais une belle claque en la voyant comme ça, plus âgée, mature, belle. Une vraie femme quoi. M'ouais fallait que j'arrête, j'avais pas le droit de penser comme ça. Par rapport à son âge mais aussi parce que c'était la petite soeur de mon meilleur ami et ça, ça ne se faisait pas. Mais fallait bien que je lui glisse le compliment tout de même et un regard levé au ciel, elle répondait « T’es bête. », ce qui ne manqua pas de me faire sourire. Puis elle m'annonça la triste nouvelle à laquelle je m'attendais malheureusement. Caleb était parti et ça n'avait rien d'étonnant. Il avait mon âge et lui il n'était pas allé en prison alors évidemment qu'il avait fait sa vie, comme tout le monde. Lili avait l'air dépité en tout cas, plus qu'à la normal et ça m'interpelait un peu avant que je ne remarque ce bleu sur sa gorge. J'allais pour y toucher, lui demandant même ce que c'était et soudain, se rendant compte de mon geste, elle recula d'un pas, remettant ses cheveux par dessus pour le cacher, me répondant direct « C’est rien. », je fronçais d'avantage les yeux, la fixant l'air perplexe face au fait qu'elle réagisse ainsi ce qui n'insinuait rien de bon en fait. Je répliquais dans la foulée "Non ce n'est pas rien Lili, tu as..." mais elle ne me laissait pas finir se défendait tout de suite en me racontant son "accident" « Je suis tombée dans les escaliers : ce n’était pas beau à voir crois-moi. » finissant par rire jaune, clairement stressée en fait. Elle avait limite l'air... D'avoir peur là en fait. Mais de quoi au juste. Perso' j'étais super convaincu par son excuse, on ne se faisait pas ce genre de marque et encore moins à cet endroit en tombant d'un escalier quoi. Je répondais seulement me léchant la lèvre "M'ouais je vois... C'était un gros escalier alors." exprimant mon mécontentement. Instinctivement, elle tourna son regard vers sa maison et évidemment... Je le suivais, en faisant autant pour apercevoir son père à travers une fenêtre. Là je compris direct ou du moins j'avais peur de comprendre. Si c'était ce que je pense, non pas possible. Et pourtant, son regard, la façon dont elle se comportait là, ses yeux sur son père et son regard à lui là... Mon visage se fermait et je lançais un regard noir à son père avant de me retourner vers elle qui me disait « Allez, c’est bon : on ne va pas gâcher nos retrouvailles à cause d’une malheureuse chute hein ? », me mordant la lèvre, je lui dis alors "Non certainement pas." bien au contraire même. son frère n'était plus là et il ne devait pas savoir et si il le savait alors... C'était pire encore. Je savais que je ne devais pas mais, ça allait être surement plus fort que moi de faire quelque chose. Son sourire revint alors « Tu restes un peu ? » m'invitant à la suivre jusqu'à la balancelle « Ça me ferait plaisir, vraiment. », je souriais alors à mon tour, légèrement, la suivant au pas "Bien sûr, ça me ferait plaisir aussi." lançant un nouveau regard vers la fenêtre où se trouvait son père. M'asseyant près d'elle je l'écoutais « Ça fait longtemps qu’on ne t’a pas vu ici : toi aussi tu en as eu marre, comme Caleb ? », je souriais un peu plus, baissant la tête "Ouais on va dire ça. J'me suis dis qu'il était temps que je m'offre quelques années de vacances. Tu sais dans un endroit qui me dépayse un peu, un coin original tu vois." autant faire un peu d'humour hein... J'savais même pas si elle savait pour moi d'ailleurs. Je l'avais dit à son frère alors est-ce qu'il lui en avait parlé? Allez savoir. Moi j'en avais pas envie là. C'est là que je vis son regard vers la fenêtre et ça me démangeais de lui demander, d'aller voir son père pour lui demander. Lui casser la gueule si c'était vrai. Mais non, je devais me calmer, prendre sur moi, attendre. Elle repris alors « Le retour à la réalité n’est pas trop dur ? Je sais que ça va te paraître bizarre, surtout de ma part, mais je tiens un groupe de soutiens : tu peux passer si tu ne te sens pas très bien. », ah bah visiblement... Elle avait l'air de savoir. Fronçant légèrement les yeux, je la fixais de nouveau avant de sentir sa main sur la mienne et de baisser mon regard vers celle ci « Tu seras le bienvenue. On a encore mangé personne il me semble … » avant de le relever dans le sien. Je lui offrais alors un doux sourire en coin "Pourquoi pas. Ça me ferait plaisir d'y passer. Pour le reste... Si. Je t'avoue que c'est compliqué. Beaucoup de choses ont changées, les gens, la ville. J'ai l'impression que plus rien n'est comme avant. Ou alors c'est moi qui ai changé." je souriais sur la fin pour la rassurer. Ça allait bien. elle se mise à rire « Non, on a mangé personne, je le confirme. » et je souriais à la voir comme ça. Elle avait un si beau sourire. J'aimais la voir avec ce visage là. C'était mieux qu'apeurée comme tout à l'heure. J'eus alors une idée "Dis moi, en parlant manger. Ça te dirais de me suivre en ville ce soir? Aller au restau' où même au MacDo je sais pas. Histoire bah de manger un morceau tout les deux. Tu pourrais me raconter ce que j'ai manqué à propos de toi et de ton frère." ouais, je n'avais pas envie de partir ou du moins de la laisser ici avec ce type derrière la fenêtre...
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MessageSujet: Re: Maison 69 : il y a quelqu'un ? [PV: Travis&Lili]   Jeu 23 Avr - 12:38


  • Travis allait savoir : il se doutait déjà de quelque chose. Mais quelle idiote je fais ! Saloperie de bleus, et toi papa tu ne peux pas faire ça en silence hein ? Jetant un coup d’œil affolé vers la fenêtre où se trouvait mon père précédemment, j’ai vite repris mon calme en souriant, et surtout en lui mentant : mais il ne serait pas dupe, j’en étais certaine. Après tout, quand on savait pourquoi il avait été en taule… J’ai soupiré, il s’est assis près de moi, et je me suis sentie toute légère. C’était drôle de voir à quel point une personne pouvait nous faire sentir en sécurité : il me rappelait un peu Caleb. Même beaucoup : était-ce pour ça que j’étais aussi bien avec lui, depuis qu’il était arrivé ? Probablement. Je réfléchirais à ça plus tard. Je lui avais proposé mon aide, même si ce n’était pas vraiment la meilleure : mais je suis bien placée pour savoir qu’une main tendue, ça vaut tout l’or du monde. Il valait tout l’or du monde : son sourire me fit sourire à mon tour alors que je retirais ma main de la sienne, légèrement gênée par la sans-gêne que j’avais manifesté à son égard. Après tout, il était l’ami de Caleb, pas le mien : et s’il l’apprenait … J’avais bien peur de me faire engueuler. Quoi que. « Tu sais Travis, c’est vrai : tout a changé. Les gens, la ville, l’air, les arbres : le monde a changé. Il a évolué. C’est normal d’être désorienté, d’être chamboulé : je peux le comprendre. Mais on a tous évolué. Tu as aussi évolué : il te faudra un temps avant de pouvoir t’y faire. Mais tu vas y arriver. Parce qu’on est là avec toi. En tout cas, moi je suis là : s’il y a quoi que ce soit, tu peux venir me voir. N’importe quand. » Bon, cette dernière phrase n’était pas vrai : il ne pouvait pas venir n’importe quand. Pas le soir en tout cas. Pas la nuit non plus. J’aurais peut-être dû préciser la journée ? J’ai secoué la tête, presqu’imperceptiblement, et je lui ai souris, mes yeux dans les siens. Et alors, il me soumettait une idée : une idée qui fana presqu’immédiatement mon sourire. Comme d’un automatisme, j’ai légèrement pris mes distances par rapport à son corps : j’avais déjà essayé de rentrer plus tard le soir, et alors … Ma main se posa sur mon cou, relevant légèrement ma manche pour laisser apparaitre du sang séché : non, il me ferait du mal. Trop de mal. Plus de mal que la veille. J’ai laissé tomber ma main, tirant sur ma manche, et le silence a commencé à s’installer. Pourtant, j’avais envie de sortir avec lui, d’aller manger un morceau : de parler de tout et de rien, et surtout de ne plus avoir peur. Que choisir, que faire ? J’ai tourné la tête vers la maison, puis vers Travis. « D’accord. » Je lui ai souris, timidement, et je me suis levée en le tirant par la main. « Mais on s’en va maintenant. » Je ne pouvais pas prendre le risque de rentrer à la maison et de me faire séquestrer. Si je partais maintenant… Un coup d’œil à ma montre m’indiqua qu’il était grand temps de faire un tour. J’ai récupéré mes manuscrits, mes notes, mon stylo et je me suis redressée : j’ai planté mes yeux émeraudes dans ses turquoises, et je lui ai souris. « Attends-moi, je vais ranger ça ok ? » J’ai fait volte-face, et je suis rentrée dans la maison en grimpant les escaliers deux à deux : avec de la chance, il sera déjà bourrer, et il ne me verra pas. J’ai balancé mes bouquins sur mon bureau, pris mon sac avec mes papiers, et j’ai jeté un œil à la glace : j’étais encore présentable, mais ce bleu … J’ai serré les dents, et je suis sortie : dévalant les escaliers, je me suis trouvée nez-à-nez avec mon père, et son regard n’indiquait rien de bon. « Tu me fais des infidélités ma cocotte ? Tu ne sors pas, je te l’interdis. » Et je ne sais pas ce qu’il m’a pris, et j’allais sûrement le regretter plus tard, je l’ai poussé si fort qu’il en est tombé à la renverse : en même temps, il avait assez picolé pour ne pas tenir sur ses jambes alors bon. En ouvrant la porte, sans faire attention, je lui ai balancé d’un ton assez fort : « Je ne suis pas ton jouet. » Et j’ai claqué la porte. J’ai légèrement couru vers Travis, me demandant s’il avait compris : et qu’importe. Une dose d’adrénaline dans le corps, je l’ai pris par la main et je l’ai tiré. « Il faut qu’on parte avant qu’il ne se relève, s’il te plait. »
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MessageSujet: Re: Maison 69 : il y a quelqu'un ? [PV: Travis&Lili]   

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Maison 69 : il y a quelqu'un ? [PV: Travis&Lili]
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