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 Deadly Sins ƒ Hyacinthe

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Invité



MessageSujet: Deadly Sins ƒ Hyacinthe    Mer 8 Avr - 2:39



Nathan Hyacinthe Vasilis
Benjamin Eidem - Eau Clair

   
Je m'appelle Nathan Hyacinthe Vasilis mais bien souvent on me surnomme Hyass'. Je suis né(e) le 3 janviers 1991 à Athènes, et donc j'ai 24 ans. Il se trouve que je suis Greco-Irlandais puisque ma famille est Père irlandais et mère grecque. J'exerce le métier d' Pâtissier-Boulanger. Côté coeur je suis attiré par Les hommes et les femmes et célibataire.

   
Un esprit sain dans un corps sain? Une entité. Une antithèse. Jeune garçon qui a manqué d'affection, toujours prompt à offrir son aide. Timide et discret sans pour autant fuir le contact des autres. Il aime les gens, admire le monde. Imaginant voir le bien, même dans la plus sombre des âmes. Insouciant. Inconscient, dans son incapacité à déceler le danger. Rancunier qui regrette la vengeance. Brillant dans les études. Vif, intelligent mais naïf. Facile à corrompre, à manipuler. Détacher, fuyant les problèmes comme la lèpre. Généreux, altruiste quoiqu'un tantinet avare sur les bords. Désireux de trouver le bonheur, prêt à tout pour vivre ses rêves. Incapable de refuser une invitation ou un service qu'il sait être en mesure de réaliser. Demandant rarement autre chose en retour. Indépendant qui s'attache facilement. Trop facilement. Idiot qui se laisse aisément avoir. Un sourire toujours sincère qui cache un coeur fragile. Battu, un millier de fois. Mais il pardonne, toujours. Laisse couler sans jamais oublier. Innocent rêveur qui croit en l'homme malgré tout. Affable suiveur que l'on entraine dans les frasques les plus folles avant qu'il ne le réalise. Imbécile qui écoute plus souvent son coeur que sa raison. Doux, affectueux qui n'en reste pas moins sauvages dans ses instincts. Amoureux masochiste. Patient et retenu qui, parfois explose sans penser aux conséquences.
Une entité. Une antithèse. Jeune homme que l'on a brisé mais qui pardonne. A sa manière. Sensible garçon qui continu à vivre pour ses passions. Enthousiaste, chaleureux. Une voix douce que l'on a jamais écoutée. Toujours heureux et enjoué. Comme le charme d'une fille de joie qui cache des larmes que personne ne verra. Il avance, à reculons, vers d'autres horizons. Avec l'espoir de trouver sa consolation. Sérieux. Déterminé. Ravalant frénétiquement sa peur et ses craintes. Poussé par ses envies. Attiré par la détresse des autres. Elève de la Rue qui n'a jamais eu de véritable professeur. Apprenant encore les règles et les vices de l'Homme. Par la pratique, parce que les livres n'enseignent pas les sentiments. Il aide, veut sauver les autres, pour s'échapper de son propre malêtre. Parce qu'il aime les gens. Parce qu'il admire le monde. Sans hésitation alors qu'il doute encore de lui même. Une colombe libérée de sa cage d'Or Noire. Livrée à lui même dans la jungle urbaine. Chiens errant qui déambule sans conviction et sait lorsqu'il faut montrer les crocs. Docile animal qui aboie mais jamais ne mord. Il l'a fait une fois, il est repartit la queue entre les jambes. Pigeon voyageur. Curieux et avide de savoir. Arnaqueur arnaqué, compagnon des dealers. Ami des clochards. Il aide, tout le monde. S'efforce à vous aimer. C'est tout ce qu'il sait faire.   

Que pensez vous de la ville? Et plus largement, de l'Irlande?
C'est pas la Grèce mais c'est sympa. L'Irlande est un pays génial. Un peu frais en Hiver mais les paysages en valent le détour. J'compte pas y finir mes jours mais pour l'instant ça fera l'affaire. Quant à Wicklow...C'est une ville touristique quoi. C'est beau avec sa mer et ses montagnes. Y'a de quoi faire mais c'est pas là que j'me verrais m'installer définitivement. Heureusement c'est pas trop loin de Dublin, j'pourrais y retourner. Peut-être. Ça fait longtemps que j'y ai pas été.

   Avez vous déjà commis un délit ou crime ? Avez vous déjà été victime d'un délit ou crime ?
 Commettre un délit ?! Tout le monde l'a déjà fait. Faut juste pas être malin et pas se faire prendre. J'me suis fait chopper une fois. Affaire de drogue, c'est banal et sans intérêt. Un petit séjour en cage et l'affaire est close. Ça m'a pas empêché de recommencer...plus d'une fois. J'ai juste fait un peu plus attention. Mais promit, j'suis clean maintenant. Enfin je crois.

   Le Maire Blackstone a imposé une nouvelle politique concernant la réinsertion de détenus, ça vous inspire quoi, vous?
Il fait bien ce qu'il veut, c'est lui le maire non ? C'est bien pour eux j'imagine. Pour être honnête, ça m'passe au dessus des tempes. Chacun est maitre de son existence, après un petit coup de pouce ne fait jamais de mal !

   Vous sentez vous en sécurité dans la ville?
J'imagine qu'on l'est tous. C'est pas des terroristes que le maire libère de taule si ?

   Est ce que vous voterez pour Richard Blackstone aux prochaines élections municipales?
Voter...Mouai c'est possible. Pour M'sieur Blackstone sans doute. Si les choses changent encore ça va encore emmerder du monde pour rien. Mais au fond, qu'il reste maire ou qu'il dégage, je m'en tartine les tempes avec le pinceau de l'indifférence.  

   
De l'autre côté de l'écran je suis un garçon de 20 ans ans et j'ai découvert le forum via google il me semble. J'ai choisi d'incarner Benjamin Eidem et c'est un personnage inventé. Le groupe que je souhaite rejoindre est le Eau Clair. Le code du règlement est I Breathe again et pour terminer Votre contexte... Je l'aiiiiiiiiiiiiiiiiiime !!! Et même le forum en lui même m'a tapé dans l'oeil   .

   
(c) code by kusumitagraph' | lorelei sebasto cha
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MessageSujet: Re: Deadly Sins ƒ Hyacinthe    Mer 8 Avr - 2:40


Combien de fois ? Combien de fleurs fanées. Combien de joie ? Combien de soleils noyés.

   

_______________ƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒ_______________

Toi

Le soleil. L'air frais. C'est bon. Agréable. Debout sur le trottoir, les mains dans les poches. J'respire à grande bouffé. L'oxygène gonfle mes poumons. Les yeux fermés pour ne pas voir la beauté du ciel.  Y'a du bruit, de l'animation de la rue. Des coups de klaxons. Des rires d'enfants. L'échos de talons pressés qui frappent le béton. Des épaules qui me bousculent mais je ne bouge pas. J'inhale. J'inspire. J'expire. Je reste immobile, à profiter de cet instant magique. Bercé par le brouhaha de la circulation et la mélodie désuète d'un marchand de glace. Ça fait combien de temps que j'ai pas savourer un bon magnum ?! T'imagines même pas comme ça fait du bien de sentir l'odeur du fast food à côté. J'vais commencé par prendre un bon burger. Dégommer les frites du Macdo. Boire un litre de coca... Putain qu'cest bon. Etre libre. Enfin.

« Hyass' bouge ton cul ! » Ta voix couvre le reste. J'ouvre les yeux et réalise que c'est toi qui klaxonne comme un forcené depuis cinq minutes. T'es venue me chercher, pourquoi ça m'étonne ? T'étais où pendant six mois ? Quand j'comptais les minutes au fond de ma cellule ? J'ai même pas besoin de te le demander, j'connais déjà la réponse. "Désolé, j'étais occupé." Peut être "J'pouvais pas venir c'était trop risqué." ou encore. "T'avais qu'à pas te faire prendre aussi !" Bien sûr, j'ai pas envie d'entendre tes réprimandes. Je monte dans la voiture et attache ma ceinture. Un simple regard en guise de salut. Tu souris. Putain comment tu peux sourire ?! J'aurais encore préféré que tu me charrie pour ma connerie. Que tu t'énerves, j'en ai l'habitude aussi. Mais ce rictus, non j'aime pas du tout. Alors je détourne le regard, la tête appuyé contre le dossier en cuir du siège. Tu démarres, t'engages dans la circulation en grillant une propriété. Evidemment, sinon c'est pas drôle.

« Je t'ai manqué ? » T'aimes ça. Cette question. Cette demande de merde à laquelle j'peux répondre qu'un putain de « Oui. » Sans conviction. Sans envie. Mais sincère. Six mois, c'est long. Trop long. Oui, tu m'as manqué. Oui je t'en veux énormément. Mais non, je ne peut pas te mentir. Non, j'ravale ma fierté et j'te répond bonnement. J'suis un con. Tu me le dis tellement souvent. J'crois que t'as raison. « Et moi ?  » Je te détaille des yeux. T'as pas changé. Tes cheveux ont un peu poussé, et t'as un nouveau pantalon aussi. Tu fixe la route, concentré. « Quoi toi ?  » Tu l'fais exprès. Je le sais. Je te connais. Pourtant, j'entre ton jeu, poussant un profond soupire. « Et moi, je t'ai manqué ? » Un léger silence. J'ai le coeur qui bat, un peu plus vite. Un peu plus fort. Esquisse même un léger sourire en voyant tes mains serrées le volant. « Pas vraiment.  » Désillusion. Où avais-je la tête. Je colle ma joue à la vitre. Admirant les buildings qui défilent lentement, au rythme lancinant de la voiture. C'est bête l'espoir. Mais j'my accroche encore. C'est pas l'espoir qui est bête. C'est juste moi qui suis trop con.

Ta main se pose sur ma cuisses. Tes doigts serres le muscle et je sursaute à ce contact, poignant. Agréable. « Mais j'suis content de te revoir Bébé. » Maigre consolation. C'est mieux que rien. Je sais pas si c'est sincère mais je m'en fou, ça me suffit pour retrouver le sourire. C'est pas si dur d'être heureux quand on a plus de dignité. J'pose ma main sur la tienne, mon pouce en caresse les phalanges. Silencieux, dans l'attente que le feu passe au vert. D'un coup tu la retires, agrippe le levier, passe une vitesse et écrase l'accélérateur. Le monteur vibre, la voiture part en trombe. J'agrippe le tableau de bord et fronce les sourcils.  « Putain David ! Ralentit, on est en ville ! » Tu ricanes. Ça t'amuses. Mais au moins, tu m'écoutes. « C'est bon, calme toi ! T'as perdu ton humour en taule ?! » Tu t'marres encore. Moi pas. C'est pas vraiment drôle. « J'ai pas eu l'temps de le peaufiner. Désolé » J'espère que  l'ironie te feras réfléchir pour la prochaine. Même si j'en doute vraiment. Tu répond pas et c'est mieux comme ça. Le silence s'installe de nouveau. Pesant et lourd. Je prie pour que tu ne dises plus rien. Je ne veux plus t'entendre. Tu m'énerves. Tu m'exaspère. Pourtant j'suis là. Assis dans ta putain de bagnole à penser que tu changeras un jour. L'espoir ne tue pas, il m'a rendu con c'est tout.

- « Alors, tu vas me raconter ton petit séjour ? »
- « Non. » J'ai répondu spontanément. Acerbe et agressif. Pour la première fois depuis le début du voyage, tu me regardes. L'étonnement perçant tes prunelles argentés. Tu me fixes, durant d'interminables secondes. T'as pas changé. Toujours aussi beau. Toujours aussi attirant. Toujours...Merde. « Regardes la route. » Tu mord ta lèvre, renifle un bon coup et t'exécutes en souriant. Ça m'excède. Avec toi, je suis quelqu'un d'autre. Un mec que je n'aime pas. Un connard. Un salaud. Un égoïste qui ne pense plus aux autres. T'es mauvais. T'es un poison. Mais je bouge pas, depuis bientôt six ans. J'reste là, à tes côtés. Pour t'aider. Pour t'aimer. Sans plus rien attendre en retour. A voir ce que tu m'offres, c'est mieux. Ça donne un semblant de stabilité à notre...couple ? Ouai, on vit ensemble. Tu m'appelles "Bébé" et j'aime ça en plus. Tu m'embrasses. Et on baise aussi, souvent. Trop. Au gré de tes envies. C'est beau...L'amour.

- « Six mois Bébé c'est long...Tu t'es retenus j'espère ? »
- « Retenu de quoi ?! » J'espère ne pas comprendre. Vraiment. Tu ne parles pas de ça. Tu n'oserais pas. « Baiser Hyass' ! » Bah si. T'as osé. Je ne vais pas te répondre et tu le sais. Ça t'empêches pas de continuer. « Avec tout ce qu'on entend sur les prisons ! J'te connais Bébé, t'es trop gentil pour dire non. » Tu ris. Ça t'éclate de m'éclater, moi. J'peux pas vraiment m'en plaindre, j'suis encore là. J'ai l'habitude après tout. Résigné, je prend ton téléphone et tes écouteurs dans la boite à gant. « Aller j'rigole c'est bon ! » T'as raison, c'est hilarant. Regarde comme je ris. Comme ça m'amuse que tu prenne mon séjour en cage à la rigolade. Arrêtes maintenant. Pitié, arrêtes. « Tu m'aimes trop pour aller voir ailleurs de toute façon. » Touché. Inutile d'espérer avec toi. Putain que je m'en veux de ne pas avoir le courage de te répondre. Etre comme toi. Faire preuve de répartie et qu'enfin tu te taise. Mais comme toujours, c'est moi qui ferme ma gueule. Muet. Interdit. Poignarde David. Enfonce le couteau, toujours plus profondément dans mon coeur. Je resterais. Je supporterais. Encore et encore. Jusqu'à te rendre chacun de tes coups.

« Payes moi un Macdo. Tu me le dois bien. » J'ai arrêté de te regarder. Tu ne répond pas. T'as pas besoin, je sais que tu vas le faire. « Au fait, on a déménagé. On habite à Wicklow maintenant. Dublin c'est grillé à cause de toi. » C'est une critique. Aucune transition. Aucun préavis. J'étais pas au courant mais j'en ai rien à foutre. Tu décides. Je suis. J'met les écouteurs en regardant par le fenêtre. « Ok. » Les yeux fermés. La musique dans les oreilles. Le soleil dehors. L'air frais de la climatisation. Et ton ombre, mesquine et souriante, qui plane au dessus de moi. Ta main qui caresse une nouvelle fois ma cuisse. Ferme et chaleureuse. Un contact qui ranime mes espoirs, en nous. En toi. Juste toi. Le connard que j'aime et qui m'aime aussi, à sa façon. Toi.


_______________ƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒ_______________

Nous

Le nouvel appart' est plutôt cool. Wicklow aussi. C'est pas extraordinaire non plus mais on s'en contentera. Y'a une grande cuisine, moderne. A l'américaine comme j'les aime. C'est comme ça que tu me fais plaisir, j'imagine. Que tu montres que tu tiens à moi, même un petit peu. J'ai toujours aimé cuisiner, tu le sais bien. A Athènes mes parents avaient déjà une grande pâtisserie, à côté du restaurant des tiens. Quand j'étais pas en cours, j'lai aidait. Ça m'plaisait bien. Toi, T'étais différent. Gentil. Avenant. Plus grand c'est vrai mais tu jouais avec moi parfois. Loin du connard que t'es devenu. Après l'accident. On en parle jamais et j'arrive pas à l'oublier. T'étais déjà partis à Dublin, chez ta tante. Rejoindre la terre de nos pères. Ils se connaissaient depuis l'temps des couches culottes. Ils ont tous fait ensemble. Les études, le déménagement en Grèce, le mariage. Un peu comme nous. Sans les conneries qui vont avec.

Ça nous a fait mal. J'avais dix ans, toi dix-sept. T'es venus à l'enterrement et t'as disparu. Envolé, sans aucunes nouvelles. Pendant qu'on me passait de famille d'accueille en famille d'accueille. Pas d'autres proches. Pas d'autres attaches. Un meuble sur lequel on flash et qu'on déménage une fois lassé. Mais c'était rien. Y'avait pire. Le deuil, la douleur, la solitude. Et toi. Perdu quelque part. Je t'ai pas oublié. "Qu'est-ce que tu faisais ?" "A quoi tu pensais ?" "Est-ce que tu pleurais, toi aussi, seul dans le noir ?" Curiosité de gosse. J'crois, en fait que tu me manquais. C'était autre chose qu'aujourd'hui mais c'était déjà beaucoup. Beaucoup trop et pas assez. C'était bizarre, ça l'est encore plus. J'me souvenais de ta gentillesse. C'est p'têtre de ça que j'avais besoin. Un peu d'affection. Un vrai pote. Une épaule solide. Pour parler. Pour oublier.

Ça a durée Cinq ans. Cinq longues années avant que tu ne réapparaisses. J'avais presque le même âge que toi quand le temps c'est arrêté. Quand la terre a arrêté de tourner. T'avais changé. Plus grand, plus fort. Plus sûr de toi. J'tai reconnu pourtant. Ton sourire. Tes prunelles argentées. Ta main tendu, toujours prête à me relever quand je tombais. Et là, j'étais au fond du trou. J'souriais c'est vrai. En cours. Aux passants. Mais à l'intérieur, y'avait plus rien. Une coque vide. Un coeur bousillé, piétiné par un enculé de chauffard bourré. C'est con les accidents de la route. C'est bête l'alcool. Et les deux, ensemble, ça brise. Ça t'éclate une vie comme une poupée de porcelaine. Et pourtant, regarde ce qu'on en fait. Publié dans le journal, Rubrique "fait divers." On s'indigne un jour. Peut être deux. Pis on oubli, parce qu'un putain de bébé panda est né dans le zoo d'à côté. C'est vrai qu'c'est plus mignon.

Enfin...Ça n'avait plus d'importance. T'es revenue. Pour moi. Pour m'arracher à ma solitude. Tu m'as ouvert les bras et j'm'y suis jeté. J'm'y suis perdu. Tu m'as emmener, tirer vers la lumière. J'ai suivi ton ombre. T'as pris soin de moi, comme tu me l'as promis. J'tai admiré. J'tai vénéré. J'tai aimé. Je t'aime encore. Je t'aimerais toujours. C'est tout ce que tu m'as appris à faire. Déprendre de toi. De nous. Deux ingénus, contre le monde.  

J'y repense parfois. Maintenant. En coupant les poivrons, pour ce soir. La semaine prochaine, c'est l'anniversaire de mariage de mes parents. J'ten ai parlé y'a quelque jours. Demander de venir en Grèce avec moi. Juste une semaine. Mais comme d'hab, t'as évité le sujet. Et quand j'ai un peu insisté, t'as explosé. Tu t'es barré et t'es pas rentré pendant deux jours. Banal quoi. Du David tout craché. J'ai pas cherché à savoir où t'étais, ce que t'as fais. J'avais pas envie de l'entendre. Non, j'me suis juste inquiété. J'ai pas dormi en attendant que tu daignes pointer ta gueule. Les yeux vitreux, l'haleine au gout de whisky pour que j'regrette de t'avoir pousser à bout. Ça a marché, comme d'hab. J'me suis excusé. On a baisé, toute la nuit. Et la crise est passée. Pas de dignité. Aucune fierté. T'as décidé qu'on irait pas en Grèce, alors j'prépare tranquillement ta gamelle au lieu de réservé un billet. La routine quoi.  

J'enlève le poulet du four et sors de la cuisine. T'es pas dans le salon mais j'entend le jet d'eau couler dans la salle de bain. Sur la table basse, y'a une enveloppe. J'surveille la porte et la déchire et lit le petit bout de papier. Curieux. Intrigué. Les sourcils froncés, les doigts agrippé au billet d'avion. Destination Athènes, dimanche matin. On est vendredi. C'est d'la connerie. Je m'assoie sur la canapé, sur le cul, confus, perdu. Comment t'arrives encore à m'étonner ?! Affaler contre le cuir, j'allume une cigarette. Ça me détendra peut être. S'il y a quelque chose à détendre. C'est tellement inattendu que j'sais même pas quoi faire. Un billet, un seul. Pas le mien. Alors tu pars, sans moi. J'ferme les yeux en tirant sur la clope. Six ans. Finalement c'est pas encore suffisant pour apprendre à te connaitre.

« Bébé ? » Tu m'appelles. Je ne répond pas. Les paupières closes. La clope dans la bouche. J'tais même pas entendu sortir. « How Hyacinthe ! » Parles au vent, moi aussi j'ai le droit de faire la gueule. T'avances, j'entend le parquet craquer. De petites gouttes perlent sur ma joue. J'ouvre les yeux. T'as le visage qui plane au dessus du mien. Tu souris. J'ai le regard noir. « Y'a un truc qui brule. » J'renifle un coup et bondit en te poussant. « Merde !! » J'cours dans la cuisine et tu t'fous de ma gueule. Tant pis pour les poivrons. J'éteins la plaque et commence à mettre la table. Quand tu réapparais, t'es tout habillé. Chino beige. Chemise en jean. Et chaussures blanches. Le look de soirée habituel.
- « Tu sors ? »
- « Ouai. »
- « Ok. »
Fin de la conversation.  

Le repas est silencieux. L'air froid. Lourd. Etouffant. C'est toi qui débarrasse et tu sors de la cuisine. Tu vas te barrer. Pas rentrer avant demain matin. Mais j'dois savoir pourquoi. Pourquoi, après ta putain de crise de merde t'as décidé de changer d'avis et partir tout seul. Alors, pour une fois, je fais preuve de courage. J'saute de la chaise et te rejoins sur le pas de la porte. « Tu vas à Athènes ? » Tu relâches la poignée, te retourne, le sourire aux bouts des lèvres. « Non. » T'avances vers moi. J'bouge pas. Paralysé par tes fossettes. Par tes mains qui m'agrippe et me colle contre ton corps. Tes iris argentés plongeants dans l'océan perdu de mon regard. Et lentement, avec cette douceur qui me fait toujours frémir, tu poses tes lèvres sur les miennes. Un baiser. Juste un. « C'est pour toi. » Ouai. Six ans n'ont pas suffit à te connaitre. 

J'me colle à toi. Respire ton odeur. M'imprègne de cette infection que tu m'offres entre deux sautes d'humeurs. Les yeux fermés. Le sourire aux lèvres. « Je t'aime. » Tu vois j'suis un bon élève. « Je sais. » Que tu réponds avant de rompre l'étreinte. J'men contenterais. J'men fou de te l'entendre dire. J'le sais, la plupart du temps. C'est comme ça que ça fonctionne. Tu m'brise et me répare. Tu t'en vas souvent et tu reviens, toujours. Au final, toi et moi, on est rien. Mais ensemble, c'est beau. Moi les Sentiments. Toi les gestes. Deux façons différentes d'aimer. Une fusion des corps. Une quintessence de passions. Simplement. Nous.  


_______________ƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒ_______________

Eux
 

Le pub est bondé. La musique, trop forte, tambourine sur les murs, et les braillements qui la couvre n'arrangent pas les choses. Assis à la table, une pinte dans la main. J'essaye de suivre la conversation. C'est dur. A cause du bruit. Parce que ça ne m'intéresse pas. Parce que j'pense à toi. À ton énième crise de tout à l'heure. Quand j'suis rentré en te disant que j'avais enfin trouvé un taff dans une petite viennoiserie. J'pensais que t'allais être content pour moi. Après tout, t'as toujours bossé dur pour payer le reste de mes études à Dublin. Entre deux deals. Fallait bien que ça serve un jour. Non, à la place bah t'as pété les plombs. Et pour une fois, c'est moi qui suis partit me bourrer la gueule avec des potes. Le changement, ça fait du bien parfois.

« Hyass' tu nous écoute ?! » Elle hurle pour couvrir le son de la musique. J'pourrais pas dire de quoi elle parlait alors j'souris en secouant la tête. Elle éclate de rire, le blanc de ses dents en parfait contraste avec sa peau rosie par l'alcool. « Viens Enissa, on va fumer. » Une bonne manière de détourner la conversation. J'prend ma bière et son verre de rosé, histoire de pas lui laisser le choix. Elle se lève et me suit jusque la sortir. Une grimace de regret pour avoir oublié de prendre une veste. Ça caille ! J'sors mon paquet et lui tend avant qu'elle ne puisse m'en demander une. Elle l'aurait fait de toute façon. « Alors ? Monsieur t'as autorisé à sortir après 21h ? J'suis choquée là ! » Elle ponctue d'un sourire narquois. Enissa et toi, c'est pas le grand amour. Je sais pas vraiment pourquoi vous ne vous aimez pas mais c'est comme ça. Elle dit qu't'es pas quelqu'un pour moi. Tu l'a traite de pute à chaque occasion. Vous avez raison tout le deux. Mais c'est ma pote. La première que j'ai eu en débarquant ici. La première nana avec qui j'ai couché aussi, une fois. Tu l'sais. Tu m'en a fièrement félicité. On avait "rompu" à l'époque. J'avais la tête dans la vodka et les yeux brumeux de cannabis. J'tais dis aussi que j'avais pas aimé. La première fois que j'tai menti. Ça fait beaucoup de nouveauté d'un coup.

« Il a pas vraiment eu le choix. » Une constatation notoire, dénuée d'orgueil ou de fierté quelconque. Simple vérité. J'me suis barré en ignorant tes hurlements dans la cage d'escalier. Maintenant j'regrette. J'ai froid. J'ai peur de rentrer. De t'affronter, toi et ta colère. « Hoho... Alors tu rebelles maintenant ? » Elle glousse et j'l'imite en ricanant. « On peut dire ça ouai...Mais j'devrais l'appeler, il va s'inquiéter. » Je tâtonnes mes poches. Pas de portable. J'ai du l'oublier sur la table. Tant pis, plus tard. « A mon avis, il a du sortir aussi. » J'lui adresse un regard mauvais. Elle sourit, espiègle et provocante. J'regrette parfois de lui raconter tous les coups de putes que tu me fais. Au moins, elle m'écoute quand j'lui parle. Me conseille, à sa manière. « Non. Il va m'attendre. » Comme j'le fait à chaque fois que tu disparais.
- « Ça m'étonnerais. »
- « Pourquoi ?! »
- « Parce que. C'est un connard de dealer ton mec. Crois moi mon Lapin, tu mérites bien mieux que ça. » Je ne répond pas. Elle pense tout savoir parce que c'est elle que j'vais voir quand tu me frappe le coeur. Mais elle ignore tout de toi. De nous. J'lui en veux pas de te juger comme ça. Elle peut pas comprendre. Enissa, c'est le genre de meuf libre. Celle qui s'attache pas. Elle écarte les cuisses, joui un bon coup et ce barre après un "c'était sympa" avant que le soleil ne se lève. Elle connait pas l'amour. La dépendance. Elle boit, fume et baise. Une vraie caricature. Un stéréotype marrant et attachant. Elle est vivante. Libre. Mais seule.

« Hyacinthe, y'a ton téléphone qui vibre depuis dix minutes ! » On s'retourne. Enissa fronce les sourcils, dérangée par l'intrusion du nouveau venu dans la conversation qui a retrouvé sa banalité. « C'est qui ? » J'demande, en espérant la réponse. Le mec tant le téléphone qui ronronne encore, le secouant frénétiquement, l'air las. « David. » J'lui prend des mains pour répondre. Plus heureux qu'étonné.
« T'es où ? T'as vue l'heure ?! » Tu n'hurles pas. Au contraire, t'as la voix froide. Le ton presque menaçant. J'regarde Enissa qui chuchote quelque chose à l'oreille de l'autre. « Désolé. J'fini mon verre et j'arrive. » Les deux ricanent doucement.
- « T'es avec qui la ?! »
- « Euh..Enissa, Dereck et d'autres potes. C'est bon, j'arrive je t'ai dis ! »
- « Nan tu bouge pas. C'est moi qui viens.  »
- « Mais tu sais même pas... »
T'as raccroché.

« Alors ? » Elle me regarde, les yeux pétillant d'une fausse innocence. J'hausse les épaules.
- « Il a dit qu'il venait mais il sait même pas où on n'est. »
- « Bah si, j'lui ai dit. » Ah. Dereck sourit et me prend par l'épaule pour retourner à l'intérieur. J'reste silencieux. Suivant docilement le mouvement. Posés à la table, Enissa décide de payer sa tournée, j'me dépêche de finir mon verre. Parait que l'alcool, ça donne du courage. J'vais en avoir besoin. Enfin...Si tu débarques. J'sais pas quoi faire. Rentrer ? Rester ? J'suis perdu. A cause de l'autre qui répond sans gêne à mon portable. A cause de toi, toujours trop lunatique. Alors j'bois. C'est facile et ça me réchauffe.  

Une heure et quelques shots plus tard, j'ai zappé ton appel. Je ris. J'm'amuse. J'oubli tout. Possédé par l'ambiance. Les sens embrumés, sublimé par un mélange de bière et de tequila. Enissa est assise sur mes genoux. Parce que j'avais froid. Elle parle plus fort que les autres. Tape parfois sur la table pour montrer qu'elle s'éclate. Expressive la meuf. Elle en impose. C'est toujours marrant de la voir dans cet état. Les conversations dérivent sur des sujets divers. Les nanas. Les mecs. Le sexe. Surtout le sexe. « Et toi Hyass' ? C'est comment avec David ? T'en parle jamais ! » Difficile d'être plus rouge. Le mec enroule son bras autour de mes épaules. Il pu l'alcool. Comme nous tous je pense. J'baisse les yeux en réponse à son regard insistant. Nos baises, c'est pas vraiment le sujet avec lequel j'suis le plus à l'aise. Contrairement à toi. « T'as qu'à lui demander directement Aries. » Enissa sourit, pointant l'entrée du doigt. T'es là, balayant le pub du regard. Elle agite les bras et tu la vois. T'avances d'un pas décidé, bouscule deux trois soulards qui entravent ton passage et te poste devant nous. Les sourcils froncés, les yeux vitreux, me toisant froidement du regard. T'es défoncé. J'met le temps à comprendre. Enissa est toujours assise sur moi et ne semble pas disposée à bouger. « Aller Bébé, on y va.  » Tu tend la main vers moi. J'hésite. T'insistes en agitant les doigts. Pourquoi t'es si calme ? « Oh David, attendez un peu ! On parlait justement de toi. » La voix pâteuse d'Aries résonne dans mon oreille. Tu souris. « Ah bon ?! Et de quoi vous parliez ? » Mauvaise idée. J'regarde mon pote. Faut pas qu'il réponde, ça s'rait le summum. J'ouvre la bouche, histoire de dire quelque chose, mais il est plus rapide. « De sexe ! » Il est fier en plus. J'me relève brusquement, manque de renverser un verre et t'embrasses pour ne pas que tu répondes. C'est ce que je trouve de mieux à faire. L'alcool sans doute. L'envie aussi. Une réelle envie. De toi. Au moins, tu ne me repousses pas. Une bonne chose. Rassurante.

Quand j'te relâche, tu souris encore. Le regard sombre. La langue qui darde entre tes lèvres. Tu regardes les autres, on ait pas seul c'est vrai. J'ai compris. J'me retourne. « À la prochaine les gars. » Tu leurs laisses pas le temps de répondre, m'entrainant avec toi vers la sortie. Jusque la voiture. Tu m'ouvres la portière. J'ai juste le temps de monter que déjà tu m'attires vers toi. Tu m'embrasses. Durement. Passionnément. Les poiles rêches de ta barbe qui frotte ma peau brulante. « J'te préviens, j'ai la rage. Tu vas morfler ce soir. » Pour changer. C'est pas grave. J'suis bourré. J'ai envie de baiser. Tu m'as brisé tellement de fois déjà. Tu peux bien me casser le cul. Ça sublimera peut-être la douleur que j'ai dans l'coeur. Et au nom de quoi ? Tu peux me le dire ? D'un travail que j'ai enfin réussit à trouver.  D'une soirée passée avec mes potes. Au moins, ils ne me torturent pas. Ils me font rire. Me rendent heureux. Ils s'en réjouissent, savent ce qui est bien pour moi. Eux.   


_______________ƒƒƒƒƒƒƒƒƒƒ_______________


Moi

 [...] 

   
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MessageSujet: Re: Deadly Sins ƒ Hyacinthe    Mer 8 Avr - 2:43

OH MY hellow BG! j'vais m'pieuter j'vois ça, merci pour la belle vision avant d'aller dodo Bienvenue sur le forum si tu as la moindre question n'hésite surtout pas :D Le staff est la pour toi

Oh et puis au passage ton pseudo, j'adooooore




It's in the water baby, it's between you and me
Bite the hand that feeds,Tap the vein that bleeds,
Down on my bended knees
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MessageSujet: Re: Deadly Sins ƒ Hyacinthe    Mer 8 Avr - 5:05

ton pseudo
ton métier.
le personnage à l'air très intéressant, je lirai mieux en revenant.
bienvenu & bon courage pour la suite.
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MessageSujet: Re: Deadly Sins ƒ Hyacinthe    Mer 8 Avr - 5:57

Wow le pseudo
Le personnage a l'air super intéressant en plus de ça.
Bienvenue & bon courage ♥️
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MessageSujet: Re: Deadly Sins ƒ Hyacinthe    Mer 8 Avr - 10:23

Ben moi je sais pas qui c'est ce Benjamin mais je le regrette grandement!!!!

et puis un pâtissier Bienvenue en tout cas!!
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MessageSujet: Re: Deadly Sins ƒ Hyacinthe    Mer 8 Avr - 10:44

Bienvenue et bon courage pour ta fiche de présentation !!!
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MessageSujet: Re: Deadly Sins ƒ Hyacinthe    Mer 8 Avr - 10:46

Le pseudo est juste merveilleux
Bienvenue par ici mon chou et bonne suite de rédaction
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MessageSujet: Re: Deadly Sins ƒ Hyacinthe    Mer 8 Avr - 11:34

Bienvenu bon courage pour ta fiche
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MessageSujet: Re: Deadly Sins ƒ Hyacinthe    Mer 8 Avr - 13:21

T'es beau toi

Bienvenue ici.
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MessageSujet: Re: Deadly Sins ƒ Hyacinthe    Mer 8 Avr - 13:58

Bienvenue
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MessageSujet: Re: Deadly Sins ƒ Hyacinthe    Mer 8 Avr - 19:07

Oooh quel accueil !

Mercii beaucoup à vous tous  vous êtes adorable et très très très beaux
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MessageSujet: Re: Deadly Sins ƒ Hyacinthe    Mer 8 Avr - 21:09

    Bienvenue ici !
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✿ métier : Elle travail en tant que secrétaire dans l'entreprise de Logan Mc Callister.
✿ situation maritale : célibataire mais c'est un peux le bordel de ce côté là.

MessageSujet: Re: Deadly Sins ƒ Hyacinthe    Mer 8 Avr - 22:25

BIenvenu monsieur :D


It's taking me over, I don't wanna play this game no more. We could have all night, if you just say the word. Tell me it's alright ©️ signature by anaëlle.
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MessageSujet: Re: Deadly Sins ƒ Hyacinthe    Jeu 9 Avr - 2:21

Merci les filles !
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MessageSujet: Re: Deadly Sins ƒ Hyacinthe    Jeu 9 Avr - 16:32

Bienvenue sur le forum !
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Staff Air
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MessageSujet: Re: Deadly Sins ƒ Hyacinthe    Dim 12 Avr - 17:54

Coucou toi Mercredi ça fera une semaine.  Il te reste donc 3 jours. A partir de mercredi il ne te restera qu'une semaine REVIENS VITE  et n'hésite pas à demander un délai pour ta fichette


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Deadly Sins ƒ Hyacinthe
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